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 L'histoire au fil du temps

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Auzelles

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MessageSujet: L'histoire au fil du temps   Dim 19 Nov - 8:29

La légende du Masque de fer

À la fin du règne de Louis XIV, le 19 novembre 1703, un mystérieux prisonnier meurt à la Bastille (Paris). Il est enterré quelques jours plus tard sous le nom de Marchiali dans le cimetière Saint-Paul.
Cet homme d'une cinquantaine d'années aurait vécu en prison pendant deux ou trois décennies, d'abord à Pignerol, une forteresse alpine située entre Briançon et Turin, jusqu'en 1681.
Là-dessus, il aurait été transféré au fort d'Exiles, dans le Piémont, jusqu'en 1687, puis à Sainte-Marguerite de Lérins jusqu'en 1698, enfin à la Bastille... toujours sous la surveillance du même geôlier, Bénigne Dauvergne, dit Monsieur de Saint-Mars, ancien mousquetaire !
Huit ans après sa mort, la princesse Palatine, belle-soeur du roi de France, le fait sortir de l'anonymat en le présentant dans sa correspondance comme un milord anglais qui aurait comploté contre la France...
La légende
La littérature et la légende vont s'emparer du personnage et le rendre célèbre sous le surnom de «Masque de fer» car nul n'a jamais pu voir son visage caché par un masque de velours noir (et non de fer).
Son identité ne tarde pas à susciter bien des hypothèses. Est-il le frère jumeau de Louis XIV, comme l'a prétendu Voltaire ? ou le fils adultérin d'Anne d'Autriche et du duc de Buckingham ? Est-il, comme le croient d'autres, le duc de Beaufort ? un bâtard du roi Charles II d'Angleterre ? le comte de Vermandois ? le surintendant Fouquet ? Est-il... ?
Avec son talent coutumier, Alexandre Dumas a fait revivre dans Le vicomte de Bragelonne l'hypothèse d'un frère jumeau de Louis XIV né huit heures après ce dernier.

Le Masque de fer vu par Alexandre Dumas
Enfin la vérité ?
Dans Le Masque de fer (Tempus), l'historien Jean-Christian Petitfils évoque l'hypothèse d'un certain Eustache Danger, valet de son état, mis au secret pour ne pas dévoiler la conversion secrète du roi Charles II d'Angleterre au catholicisme.
Monsieur de Saint-Mars, fâché de n'avoir plus qu'un valet à garder après avoir eu sous sa férule le surintendant Fouquet et le duc de Lauzun, aurait lui-même monté la mystification du masque de fer pour se donner de l'importance...
Cela dit, la plupart des historiens s'accordent aujourd'hui pour reconnaître dans le «Masque de fer» un agent double, le comte Ercole Mattioli (ou Antoine-Hercule Matthioli) en s'appuyant sur une lettre datée de 1770 et signée d'un certain baron Heiss.
Secrétaire d'État du duc de Mantoue Charles IV de Gonzague, il aurait trahi son maître ainsi que le roi de France en révélant aux Espagnols des négociations secrètes relatives à l'acquisition par la France de la place forte de Casal. Louis XIV l'avait alors fait enlever à Venise et écrouer en 1669, en veillant toutefois à ce qu'il vive toujours dans une confortable aisance.
Il n'est pas exclu qu'un domestique, tenté par cette vie de coq en pâte, ait bien voulu prendre la place du comte et permettre à celui-ci de reprendre sa liberté à l'insu de tous.













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Auzelles

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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Dim 26 Nov - 8:10

Louis XV et le rusé paysan

D'après « Nouveau dictionnaire d'anecdotes. Recueil choisi de traits singuliers, etc. », paru en 1825
 
Louis XV faisait la revue de ses Gardes françaises et suisses, dans la plaine des Sablons. Or un paysan des environs qui avait semé des pois sur une pièce de terre qui lui appartenait, la trouva ce jour-là couverte d’un bataillon de Suisses qui les foulaient sous leurs pieds.
 
Celui-ci, que la curiosité de voir le roi avait amené sur ce champ, fut étonné quand il vit le bouleversement de ses pois, et imagina une ruse pour avoir un dédommagement de la perte qu’il faisait. Cette ruse lui réussit.
 
Louis XV
 
Il se mit à crier à tue-tête : « Miracle ! miracle ! — Qu’avez-vous, bon homme, lui dit un officier, à crier miracle ? » Le paysan, sans répondre, continua à crier miracle, miracle. Ce qui étant venu aux oreilles du roi, Sa Majesté fit venir le paysan, et lui demanda pourquoi il criait ainsi miracle. « C’est, dit-il, Sire, que j’avais semé des pois sur cette pièce de terre (en la montrant au roi), et il y est venu des Suisses.
 
Cette saillie plut si fort au roi, qu’il fit généreusement dédommager le paysan.








source : la France pittoresque












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Dim 26 Nov - 10:53

Saladin unifie les pays arabes
 
Le 25 novembre 1174, Saladin entre à Damas, capitale de la Syrie. Déjà maître de l'Égypte, le guerrier kurde réunit ainsi sous son autorité les deux principales régions de l'ancien empire arabe.  

  
  
Saladin, Sultan d'Égypte et de Syrie (1137-1193)
  
Le nouveau sultan 

Saladin a succédé cinq ans plus tôt à son oncle comme vizir de  l'Égypte. Il impose très vite son autorité sur le pays, en s'appuyant  sur l'armée et sa propre famille. 

Mieux assuré de sa force, Saladin prend ses distances avec son ancien suzerain Nour el-Dîn, l'atâbeg de Syrie : quand celui-ci lui demande de lui remettre le gouvernement de l'Égypte, il s'y refuse. À tout le moins, le vieil atâbeg exige de son ancien  lieutenant qu'il ordonne de lancer l'appel à la prière dans les mosquées  du Caire au nom du calife sunnite de Bagdad et non du calife fatimide  d'Égypte, de confession chiite (*).
 
Saladin, qui craint une révolte populaire, hésite longuement.  Finalement, la mort du calife cairote va lui faciliter la tâche. Il  proclame qu'il n'y a plus désormais qu'un seul calife ou chef spirituel  pour l'ensemble des musulmans, celui de Bagdad, et abolit derechef le  califat fatimide. Par la même occasion, en septembre 1171, il se donne  le titre prestigieux de sultan. 

 Nour el-Dîn s'apprête à marcher contre lui mais tombe malade et meurt  à Damas le 15 mai 1174, ne laissant qu'un enfant pour  successeur. Là-dessus, le 11 juillet de la même année, à Jérusalem,  l'énergique roi Amaury 1er meurt du typhus. Pour les croisés établis en  Palestine depuis trois générations, c'est une perte immense. 

Débarrassé de ses deux principaux rivaux, Saladin quitte l'Égypte pour  Damas où il fait une entrée triomphale. Il lui reste à soumettre la  Syrie ainsi que les principautés turques de Mésopotamie (l'Irak actuel).  Plus que tout, il ambitionne aussi de chasser les croisés de Jérusalem,  ce à quoi il arrivera après sa victoire de Hâttin. 

 
 
Bataille d'Hâttin
 












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Jeu 30 Nov - 8:36

Premier billet de banque (Le) moderne naît en Nouvelle-France


naissance en 1684 sur les bords du Saint-Laurent, en Nouvelle-France, alors possession coloniale française depuis 1534 ? C’est une curieuse histoire et qui vaut d’être contée avec quelques détails.

En 1684, l’argent monnayé manquait au Canada pour payer les troupes du roi (400 hommes) lorsque, dans cette pénurie de numéraire, Jacques de Meulles, intendant de la Nouvelle-France (1682-1686), s’avisa de signer des « bons » écrits sur des cartes à jouer, et de les mettre en circulation forcée, ce qui, du reste, fut bien accueilli de la population — elle ne montait alors qu’à dix mille âmes — et ensuite approuvé par Louis XIV qui se porta garant de l’émission.

De Meulles créait ainsi le billet de banques, ni plus ni moins — comme M. Jourdain faisait de la prose, sans le savoir —, lui donnant pour base sa signature personnelle bientôt couverte par la parole du roi. Rien de pareil n’existait alors en Europe, en Asie ou en Amérique. Ce n’était plus la lettre de change ou de crédit — cette géniale invention des Lombards du XIIIe siècle — ni une traite quelconque, mais le vrai billet de banque avec toutes ses caractéristiques actuelles.

Cette « monnaie de carte » comme on l’appelait, était constituée de cartes à jouer coupées en quatre, qui portaient, écrite à la main, l’indication de la valeur qu’on leur attribuait, avec les signatures du gouverneur et de l’intendant. Ces signes de la circulation fiduciaire n’étaient destinés qu’à une existence temporaire. Tous les ans, à l’automne, d’ordinaire en octobre, ceux qui en détenaient devaient les convertir en lettres de change sur Paris ou Rochefort, qui ressemblaient à des bons du Trésor.

Mais cette rentrée ne s’opérait jamais en totalité : les Canadiens préféraient thésauriser le papier comme ils auraient fait de l’or : on en vit même qui, par un véritable paradoxe, demandaient à échanger des lettres de change pour de la monnaie de carte. Et cependant, ces petits morceaux de carton sont devenus des raretés.

Ils constituent pour les collectionneurs des numéros introuvables. A deux reprises, la multiplication excessive du papier-monnaie aboutit à la faillite : en 1714 et en 1760. La circulation en dut être interrompue provisoirement. On la rétablit en 1729 et elle se continua jusqu’en 1760.

Certains marchands de Boston, qui avaient séjourné à Québec et qui y avaient vu fonctionner ce système, proposèrent en 1690, à la province de Massachusetts, de libérer la dette publique au moyen d’un papier monnaie semblable. Le projet fut accepté ; cependant, comme les Puritains n’avaient pas de cartes à jouer — instruments de perdition à leurs yeux — on employa de simples cartons écrits à la main, et tout le monde s’en montra satisfait, jusqu’au rachat du dernier bon, inclusivement.

C’est ainsi qu’une colonie française, au temps du Roi-Soleil, a expérimenté, pour la première fois, le billet de banque et la monnaie fiduciaire.

source : La France Pittoresque












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Jeu 30 Nov - 14:03

Lucy, une grand-tante de 3 millions d'années  


Le 30 novembre 1974, des anthropologues découvrent 52 restes d'un squelette vieux de 3 millions d'années au nord-est de l'Éthiopie, dans la vallée de l'Awash, non loin de Djibouti.  


 


  

Notre ancêtre Lucy (recnstitution par moulage)
  

Il s'agit d'une jeune femme de 1 mètre 10, avec une forte mâchoire et une capacité crânienne faible (moins de 500 cm3).   

Les savants la baptisent Lucy d'après… une chanson des Beatles qu’ils écoutaient à leur bivouac : «Lucy in the Sky with Diamonds». 
  

Lucy est considérée aujourd'hui comme notre lointaine cousine, du groupe des Australopithèques (ou «singes du sud», en latin et grec). Ce sont des hominidés caractérisés par une forte mâchoire et une capacité crânienne faible (moins de 500 cm3).   

Encore plus vieux ! 
  

Lucy a bouleversé nos connaissances sur les origines de notre espèce À ce titre, elle a droit à notre reconnaissance même si elle ne détient plus la palme de l'ancienneté en matière d'humanité.   


– En octobre 2000, des anthropologues ont en effet découvert au Kénya une mâchoire et quelques os d'un bipède dans des terrains remontant à... six millions d'années. L'Australopithèque auquel ont appartenu ces ossements est ainsi deux fois plus vieux que Lucy. Il a été baptisé du nom d'Orrorin («homme originel» en langue locale). 
 


 

– Enfin, le 19 juillet 2001, la mission franco-tchadienne de Michel Brunet réalise un nouvel exploit en mettant au jour un crâne vieux de sept millions d'années et quelques autres ossements en un lieu désertique du Tchad, autrefois baigné par les eaux du lac.   

Baptisé Toumaï («espoir de vie» en langue locale), le crâne appartient à un être à la limite entre notre espèce et les autres hominidés. Homme ou gorille ? La question reste ouverte dans l'attente d'un fémur qui pourrait démontrer que Toumaï était un bipède, comme Orrorin, Lucy et nous.   

_________________
La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Ven 1 Déc - 11:16

1916
1 décembre

Assassinat du Père Charles de Foucauld


Le père Charles de Foucauld a été assassiné par un adolescent qui devait assurer sa garde dans le Sahara (Algérie française). Il sera enterré une première fois par les Touaregs, à quelques mètres de la porte de son ermitage. Son corps sera ensuite déplacé à deux reprises. Il repose aujourd'hui dans un tombeau à El Goléa, ville appelée aujourd'hui El Ménéa. Le père Charles de Foucauld a été déclaré vénérable par le pape Jean-Paul II en 2001, puis bienheureux par son successeur Benoît XVI quatre ans plus tard.

1931
1 décembre

Ouverture du premier Prisunic, ancêtre du supermarché


C'est sous l'enseigne Prisunic que le groupe Pinault-Printemps-Redoute ouvre un magasin révolutionnaire rue Caumartin à Paris. Le concept est celui d'un commerce populaire qui vend des articles en grande série, et qui de ce point de vue est un précurseur du supermarché. Sa politique de prix bas lui assurera un grand succès.

1959
1 décembre

Le traité de l'Antarctique


Douze nations, dont les Etats-Unis et l'Union soviétique, signent un traité définissant le statut de l'Antarctique. Il repose sur trois principes fondamentaux : la neutralisation militaire de l'Antarctique, l'interdiction d'y effectuer des essais nucléaires ou d'y stocker des déchets radioactifs et la liberté des recherches scientifiques.

2005
1 décembre

Acquitement général dans l'affaire d'Outreau


L’acquittement en appel de six condamnés, demandé par le procureur lui-même, met un terme à l’affaire d’Outreau. Sur les 17 personnes mises en examen lors du procès de Saint-Omer, 13 seront finalement acquittées face à l’écroulement de la thèse du réseau. Qualifiée de naufrage judiciaire et médiatique, l’affaire d’Outreau révèle des failles dans les méthodes utilisées pour les abus sexuels sur mineurs. L’Etat présentera par la voix du Président de la République ses excuses aux victimes.

source : linternaute












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Sam 2 Déc - 6:32

Rambouillet rouvre ses portes



Résidence royale et présidentielle, le domaine, fermé depuis deux ans pour restauration, est à nouveau accessible au public avec une petite exposition en prime.

Le château de Rambouillet appartient autant à la tradition royale qu’à l’histoire présidentielle. Construit à partir de la fin du XIVe siècle, il sert de réserve de chasse à François Ier (qui y meurt en 1547), est récupéré par le fils naturel de Louis XIV et racheté par Louis XVI.

Utilisé par intervalles durant le XIXe siècle par les souverains en place (c’est là que Charles X signe son abdication), il tombe dans le giron républicain grâce au goût des premiers présidents pour la chasse, un goût persistant jusqu’à Valéry Giscard d’Estaing encore.

Depuis 2009, c’est le Centre national des monuments nationaux qui en assure la gestion et qui a piloté la restauration entreprise en 2015. Le château vient de rouvrir et présente une petite exposition Les princes de Rambouillet. Portraits de famille, qui permet de revoir plusieurs des anciens propriétaires.

On retiendra le Portrait du comte de Toulouse sous les traits de l’Amour endormi, dû au délicat pinceau de Mignard, montrant le jeune enfant dans une pose très naturelle ou encore Le duc de Penthièvre et sa famille, parfois aussi appelé La Tasse de chocolat, par Jean-Baptiste Charpentier (1768) : scène de genre où la dégustation du chocolat fort à la mode organise la disposition des personnages.

L’exposition offre aussi l’occasion de visiter une demeure riche du point de vue de l’architecture, du mobilier, de la décoration, et, si le temps le permet, les jardins pittoresques où la Laiterie de la Reine rappelle le souvenir de Marie-Antoinette. Cette dernière détestait l’endroit et le roi avait fait édifier ce bâtiment dans l’espoir de le lui faire apprécier…

Huguette Meunier

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Les princes de Rambouillet. Portraits de famille, jusqu’au 22 janvier 2018 au château de Rambouillet.


source : l'histoire.fr












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Lun 4 Déc - 6:39

La guerre de Cent Ans

Introduction

La guerre de Cent Ans est l'un des plus célèbres conflits du Moyen Âge. Elle oppose les rois de France de la dynastie des Valois aux rois d'Angleterre pour la possession du royaume de France. Le conflit peut se diviser en deux périodes au cours desquelles le trône de France est sur le point de basculer sous la tutelle anglaise, avant d'observer une reconquête quasi-totale. A chacune de ces périodes, une figure emblématique, un héros, incarne le sursaut français :

  • La première période du conflit voit l'Angleterre victorieuse à Crécy et à Poitiers où le roi de France est capturé. Le sursaut français s'effectue grâce au connétable Bertrand du Guesclin et à son roi Charles V.
  • La seconde période du conflit voit naître une guerre civile : les Armagnacs contre les Bourguignons. Cette lutte favorise l'Angleterre, victorieuse à Azincourt. Le trône est alors promis au roi d'Angleterre. C'est Jeanne d'Arc qui déclenchera le réveil des forces françaises et leur course vers la victoire.

L'origine de la Guerre

Un siècle de lutte entre Français et Anglais

La longue période de lutte entre la France et l'Angleterre, qui est connue sous le nom de guerre de Cent Ans, ne fut pas exactement une guerre, et dura bien plus de cent ans (116 ans : de 1337 à 1453). Cinq rois de France et autant de souverains anglais se trouvèrent successivement engagés dans ce duel. Trois générations entières vécurent dans un perpétuel climat de troubles et de combats. La guerre de Cent Ans se décompose en une série de batailles, séparés par des périodes de paix relative, ou de trêves. Et quand cessaient les combats, les pillages, la famine ou la peste achevaient de ruiner villes et campagnes. Si l'Angleterre ne fut pas épargnée par cette guerre, la France, sur le sol de laquelle se déroulèrent les batailles, fut plus atteinte que sa rivale. Elle finit cependant par avoir le dessus. Mais les deux belligérants sortirent profondément changés de ce conflit séculaire.

source : histoiredefrance.net












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Lun 4 Déc - 19:17

Saint Louis signe la paix avec l'Angleterre  

  
Le 4 décembre 1259, le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec Louis IX, le futur Saint Louis, le traité de Paris (appelé aussi traité d'Abbeville).  
  
Ce traité met fin à ce que l'on appelle parfois la première Guerre de Cent Ans. Ce conflit entre la France et l'Angleterre avait débuté au siècle précédent avec le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et du futur roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt.

Fin d'une première guerre de cent ans
  

 
Louis IX rétrocède à Henri III le Périgord, la Guyenne, le Limousin, le Quercy, l'Agenais et la Saintonge. Mais le roi d'Angleterre s'engage, pour ces possessions, à rendre au roi de France l'hommage féodal dû au suzerain. Le roi de France conserve par ailleurs la Normandie et les pays de Loire (Touraine, Anjou, Poitou et Maine). Ces riches provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au père de Henri III, le roi Jean sans Terre. Par ce traité équitable, tissé de concessions réciproques et appuyé par les victoires des armées françaises à  Saintes et Taillebourg, le roi de France devient le monarque le plus puissant d'Occident.

La chrétienté occidentale au milieu du XIIIe siècle
  

 
Le XIIIe siècle, aussi appelé « siècle de Saint Louis », voit l'émergence d'une nouvelle civilisation urbaine. Les villes ne sont plus le lieu de résidence d'une classe dirigeante improductive, comme sous l'Antiquité, mais le foyer d'activités intenses et d'échanges commerciaux et intellectuels qui irriguent les campagnes et toute la société. Ainsi en va-t-il de Paris et Montpellier comme des cités italiennes ou des villes de la Hanse, autour de la mer Baltique.
  
La chrétienté occidentale s'épanouit dans l'art gothique tandis que les Mongols de Gengis Khan entraînent l'Europe orientale dans une profonde régression sociale. En Espagne, la Reconquista catholique entre dans sa dernière phase. Au centre de l'Europe, le Saint Empire est paralysé par une crise dynastique majeure, le Grand Interrègne. Plus à l'Est, les chevaliers Teutoniques entament une entreprise de colonisation allemande sous couvert d'évangélisation. C'est le « Drang nach Osten ». À Constantinople, les Grecs chassent les Latins et restaurent un empire byzantin croupion.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Mar 5 Déc - 7:39

Vingt-quatre heures dans la peau d'un soldat



Du légionnaire romain au robot.
Il est rare que le musée de l'Armée s'attaque à un sujet sur une période longue. La nouvelle exposition a fait ce choix, en proposant de représenter vingt-quatre heures de la vie d'un soldat depuis le légionnaire romain jusqu'aux troupes actuellement stationnées en Afghanistan. Une autre originalité, puisque les collections permanentes du musée s'arrêtent à la Seconde Guerre mondiale !
Le soldat, c'est d'abord un civil en uniforme ou, jusqu'au XVIIe siècle, en tenue. Si les costumes civils masculins continuent de présenter sur les manches des boutons inutiles, c'est un héritage des superbes tenues d'officiers de l'Ancien Régime qui multipliaient les détails élégants. On découvre aussi des éléments décoratifs exotiques, tel le sombrero d'un brigadier du 1er escadron de cavalerie française au Mexique sous le Second Empire.
Et des vêtements plus standard, quoique très codifiés, ainsi les tenues de camouflage, subtilement différentes selon les nationalités, de sorte qu'un civil irakien ou afghan saura distinguer un militaire français d'un américain. On apprend que, jusqu'à la Première Guerre mondiale, la poudre des fusils provoquait une fumée telle que le champ de bataille était opaque au bout de dix minutes, alors que la génération suivante de fusils n'utilisant plus de poudre, les pantalons rouges des poilus devenaient de vraies cibles.
Vient ensuite la question de l'équipement, du havresac (ancêtre du sac à dos), des chaussures (indispensables !), des armes, de la nourriture, de l'hygiène, mais aussi des « loisirs » : jeux de cartes, cigarettes, bibliothèques portatives, matériel de correspondance, photos de famille, qui disent le besoin vital pour les hommes exposés à la mort de se relier à la vie de l'arrière.
Les guerres coloniales ou de décolonisation ne sont pas oubliées, ni le rôle des femmes, telles les pilotes soviétiques de Polykarpov, appelées « sorcières de la nuit » par les Allemands, ni l'asymétrie des conflits opposant militaires et guérilleros. Ni, enfin, les conflits à venir, où interviendront plus de robots, question éminemment technique, mais aussi évidemment éthique.

Huguette Meunier dans mensuel 442
daté décembre 2017 - 322 mots












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Jeu 7 Déc - 8:39

Le Delaware ratifie la Constitution des Etats-Unis
1787


7 décembre Le 7 décembre 1786 est une date historique pour l'état américain du Delaware. Ses autorités signent la ratification de la Constitution. Le Delaware devient officiellement le premier Etat des Etats-Unis d'Amérique d'où son surnom de First State. Le Delaware fait partie des treize colonies qui, en 1776, s'étaient révoltées contre l'occupation britannique. Cet Etat se situe sur la côte est des Etats-Unis, sur la façade atlantique. Les Etats voisins sont le Maryland, la Pennsylvanie et le New Jersey.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Jeu 7 Déc - 8:42

Les origines du débat sur l’organisation du travail


Dans plusieurs pays européens, et notamment en France, l’organisation du travail fait aujourd’hui l’objet d’un débat qui met aux prises partis et mouvements politiques, syndicats et organisations professionnelles, citoyens et opinion publique, mais aussi chercheurs relevant de plusieurs disciplines. Mais est-ce si « nouveau » que cela ? Pour répondre à cette question, un détour par l’histoire est indispensable.

  • Cet article est mis en ligne conjointement par Mondes Sociaux et L'Histoire dans le cadre d’un partenariat de co-publication.


En 1791, au cœur de la Révolution française, les parlementaires français suppriment les corporations de métiers et interdisent les coalitions d’ouvriers. Cette décision empêche un libre débat sur l’organisation du travail, qui reste longtemps du seul ressort des patrons. Il faut en fait attendre 1817 pour que l’ouvrage Éléments d’économie politique rédigé par un économiste libéral – le Comte d’Hauterive –, évoque le premier « l’organisation du travail ». Encore s’agit-il du travail administratif au sein du Ministère des Affaires étrangères dont il est l’archiviste.
Son livre est divisé en deux parties : la première porte sur cinq concepts de base (le travail, l’argent, la propriété, l’impôt, le commerce), et la seconde sur la concordance à établir entre les théories de l’économie politique et les règles de l’administration publique. Un post-scriptum en guise de conclusion insiste sur l’importance d’un ouvrage publié par les économistes écossais dirigé par Sir John Sinclair et intitulé Rapport général d’Écosse. Cette collection en cinq volumes semble être le début de la science de l’organisation du travail qui a besoin de statistiques précises pour prendre des décisions « efficaces ». Elle n’a pas été traduite en français, mais un résumé de douze pages a été édité en 1815 à Bruxelles sous le titre Observations sur les statistiques de l’Écosse.

CC Pixabay Clker-Free-Vector-Images
La controverse rebondit dès 1814, à la Restauration, et se prolonge jusqu’à la Révolution de 1848. Elle oppose (déjà !) les économistes libéraux influencés par les anglo-saxons, et les économistes socialistes ou communistes influencés par le souvenir de la Révolution française. Du côté des libéraux disciples d’Adam Smith, on trouve Jean-Baptiste Say, Charles Dunoyer, Adolphe-Jérôme Blanqui et Jean-Gustave Courcelle-Seneuil (cf. Mondes Sociaux). De celui des socialistes, on rencontre les disciples de Charles Fourier, ceux du Comte de Saint-Simon, et enfin Louis Blanc historien, journaliste, et futur député de la Troisième République. À leur gauche, s’élèvent les voix de Victor Considerant, George Sand, Proudhon, mais aussi des « jeunes » Marx et Engels qui passent alors par Paris au cours de leur long exil. C’est à cette controverse que nous avons consacré, avec Stefka Mihaylova, un ouvrage paru en 2016.


 
La question centrale du débat
La question de base est simple : faut-il laisser les patrons faire ce qu’ils veulent ou faut-il contrôler leurs décisions par des lois ? Les principes libéraux le sont tout autant : liberté du travail individuel et liberté totale des entreprises. Leur critique par les socialistes se veut radicale : le travail libre entraîne des excès et les entreprises capitalistes abusent de leur liberté.

CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux
Viennent ensuite les solutions proposées par les libéraux sur la pénibilité du travail des enfants, les rémunérations minimales, ou encore la participation des ouvriers aux bénéfices des entreprises rentables. Celles proposées par les socialistes sont plus drastiques : le député Philippe Buchez propose l’association ouvrière, quand Louis Blanc lutte pour l’association coopérative en remplacement des firmes capitalistes. Pour leur part, les communistes veulent supprimer toutes les entreprises privées et les remplacer par des firmes publiques. Restent quelques problèmes en suspens : l’organisation trop libre limite l’industrialisation équilibrée du pays, l’organisation trop rigide déclenche la désindustrialisation. On retrouve ainsi l’origine d’un débat bien contemporain…
Il faut en fait relire l’article d’août 1840 de Louis Blanc, toujours cité sous le millésime 1839. Car c’est cet article important, paru dans la Revue du Progrès, qui a relancé le débat au début des années 1840. Il faut aider le lecteur à dominer le style amphigourique de l’auteur, mais l’expression « organisation du travail » est bien une innovation sémantique dans le discours des économistes du dix-neuvième siècle. L’expression est lancée par l’écrivain Nicolas Edme Restif de la Bretonne sous la Révolution de 1789, mais elle ne s’ancre qu’à partir de la Restauration et surtout durant la Monarchie de Juillet. Car entre-temps la France s’est industrialisée et les entrepreneurs se sont suffisamment enrichis pour pouvoir commencer à réfléchir sur l’inégalité des revenus et des fortunes. La Seconde République essaie de mettre en pratique quelques idées de Louis Blanc avec, par exemple, les fameux Ateliers nationaux, mais Louis-Napoléon Bonaparte, d’abord favorable à certaines idées socialistes, étouffe vite toutes les velléités de contrôle des ouvriers sur leur travail.
La réception des idées de Louis Blanc

CC Wikimedia Commons Théobald Chartran
Il faut suivre en premier lieu la réception dans les grandes revues de l’époque entre 1840 et 1850. Du côté des libéraux, le Journal des Économistes se montre assez ouvert au débat, tandis que la Revue des Deux-Mondes (qui existe encore aujourd’hui) est plus conservatrice. Les revues socialistes comme la Phalange (organe fouriériste) ou l’Atelier (plus proche des communistes) cherchent avant tout à les étudier. À noter que Jean-Gustave Courcelle-Seneuil, économiste libéral, est abonné à la Revue du Progrès de Louis Blanc, dans laquelle il publie en outre un compte-rendu du célèbre livre de Louis-René Villermé (Tableau de l’état physique et moral des ouvriers, 1840). Preuve que certains économistes étaient alors moins sectaires qu’on ne le prétend...
Les réponses du « monde du travail » sont diverses, mais tout aussi rapides. Les uns approuvent plus ou moins les idées de Louis Blanc, d’autres les trouvent trop timides, quand certains estiment qu’elles sont « trop communistes » : on citera, par exemple, le projet de l’imprimeur-lithographe Louis Gaillard en 1848 qui se présente comme une alternative à celui de Louis Blanc, jugé trop radical. Il propose une organisation plus respectueuse des habitudes de travail des professions intéressées par une augmentation du chiffre d’affaires et une participation aux bénéfices qui associe les ouvriers aux fruits de l’entreprise.
Les six formes d’organisation du travail
En fin de compte, que faut-il retenir de cette période agitée tant sur les plans théoriques et pratiques qui puisse permettre non seulement de mieux comprendre les enjeux de l’époque, mais aussi certaines controverses postérieures, pour ne pas dire contemporaines ?

  • L’organisation administrative est décidée par l’État qui contrôle peu à peu et à des degrés divers, la durée du temps de travail, les conditions de licenciement, les modalités du salaire et les règles d’hygiène ou de sécurité. C’est l’origine de la gestion publique qui remonte aux réformateurs de la Révolution de 1789 qui voulaient améliorer le contrôle de l’utilisation des impôts dans la fonction publique.
  • L’organisation automatique est propre aux économistes libéraux, pour lesquels les patrons gèrent toutes les conditions du travail sous la seule contrainte des Conseils de Prud’hommes progressivement créés en France, dès les années 1830, face aux protestations des ouvriers. C’est l’origine de la gestion privée des entreprises qui repose sur le libre-arbitre des actionnaires et des managers.
  • L’organisation attrayante des fouriéristes consiste à organiser la société sous la forme unique d’organismes collectifs ayant pour but le bien-être et l’épanouissement de petits groupes sociaux indépendants et autonomes économiquement. C’est une des origines de l’idée communiste de mise en commun des biens de production et de consommation. Chacun consomme selon ses besoins et produit selon ses capacités et compétences.


CC Pixabay Geralt

  • L’organisation intérieure est une idée des libéraux modérés qui, sous la houlette de Jean-Baptiste Say et des gestionnaires qui lui ont succédé, veulent réglementer la vie des usines ou des manufactures de grande taille pour augmenter leur rentabilité ainsi que la productivité des ouvriers. C’est l’origine de la gestion collaborative qui associe toutes les parties prenantes à l’administration de la vie quotidienne. La branche catholique des économistes libéraux a développé cette idée dans de nombreux ouvrages (voir Villeneuve-Bargemont, 1984, Économie politique chrétienne, ou encore Harmel, 1873, Organisation chrétienne de l’usine).
  • L’organisation progressive est chère aux premiers coopérateurs qui veulent trouver une position médiane entre l’économie privée des libéraux et l’économie publique des protectionnistes. Cette théorie est aussi appliquée à la conquête des nouvelles colonies, avec le livre du Baron Charles Dupin : Essais sur l'organisation progressive de la Marine et des Colonies (1834). L’acculturation est moins violente quand elle s’avère progressive !
  • Enfin l’organisation politique est instituée en 1848 par Louis Blanc et le Gouvernement provisoire à travers les Ateliers Nationaux, avant que l’arrivée au pouvoir du Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte ne vienne compromettre ce nouveau et fragile édifice. Des chômeurs payés pour faire des trous à Paris sur le Champ de Mars sans créer de richesse, sans répondre à une demande précise, condamnent l’expérience au bout de quelques semaines.

Cet ouvrage arrive en ces temps de débat pour le moins animé sur la nouvelle organisation du travail. Il présente les tenants et les aboutissants de la première véritable controverse sur la question, qui a mis en présence une centaine d’intervenants : d’un côté des économistes favorables à la domination de l’économie politique privée à base d’entreprises totalement libres, et de l’autre des économistes partisans d’une intervention de l’État dans une économie administrée, régentée par une économie publique renouvelée à partir de l’héritage de l’Ancien Régime. C’est cette tension qui court tout au long du livre, qui scande les moments forts du débat, tout en présentant les principaux documents historiques qui le récapitulent. Cet ouvrage pourra intéresser les enseignants-chercheurs et les étudiants en économie, en gestion ou en science politique. Il intéressera aussi les élus qui veulent avoir une profondeur historique pour mieux saisir les tenants et les aboutissants des discussions contemporaines.

CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux

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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Lun 11 Déc - 6:04


  • le 11 décembre 1686 : mort de Louis II de Bourbon-Condé.

Louis II de Bourbon-Condé dit le Grand Condé, premier prince du sang, connu d'abord sous le titre de duc d'Enghien, puis prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, Pair de France, premier prince du sang. Il naît à Paris en 1621 et meurt à Fontainebleau en 1686. Le prince de Condé est le fils de d'Henri II de Bourbon, prince de Condé, frère de la duchesse de Longueville et du prince de Conti et arrière-petit-fils du célèbre Louis Ier de Bourbon, tué à la bataille de Jarnac en 1569. Son père était cousin germain d'Henri IV et de Charlotte de Montmorency, de ce fait le prince de Condé appartient à la branche cadette de la maison de France.

Il fait de très bonnes études chez les Jésuites, à Bourges. A 17 ans, il gouverne la Bourgogne pour son père. Il épouse le 11 mai 1641 Claire-Clémence de Maillé-Brézé, nièce du cardinal de Richelieu, qui n'a que 13 ans. Elle lui donne deux fils.
Il montre dans la carrière militaire un génie précoce. Après de brillants débuts militaires, il reçoit en 1643, à l'âge de 21 ans, le commandement de l'armée de Picardie. Il lui faut alors barrer la route à l'armée espagnole, venant des Flandres pour envahir la France. Le 19 mai, cinq jours après la mort de Louis XIII, il remporte ainsi l'éclatante victoire de Rocroi. Ces derniers, bien supérieurs en nombre voient mourir leur redoutable infanterie, les fameux Tercios.
En compagnie de Turenne il bat les Impériaux à la bataille de Nördlingen le 3 août 1645. Il prend Dunkerque la même année, mais échoue devant Lérida en Espagne en 1647. Puis il prend sa revanche sur l'archiduc Léopold à Lens le 20 août 1648. Cette victoire facilite la conclusion du traité de Westphalie.
Lors de la minorité de Louis XIV, Condé est du côté d'Anne d'Autriche et de Mazarin. Son sale caractère lasse vite toutes les bonnes volontés. Mazarin le fait emprisonner à Vincennes en 1650, mais devant la protestation générale, le fait relâcher en 1651. A peine libéré, il prend la tête de la Fronde des princes, la Grande Mademoiselle, lui ouvre les portes de Paris : il devient le maître de la ville. Une fois de plus son caractère lui joue des tours, il indispose le Parlement et ses autres alliés : il se retrouve seul.
Il passe en 1653 au service de l'Espagne, dont il commande les troupes contre la France. Vaincu par Turenne à Arras en 1654, puis lors de la bataille des Dunes, près de Dunkerque en 1658. A la paix des Pyrénées, en 1659, il obtient le pardon Louis XIV et rentre en France.
Lors de la guerre de Dévolution, à la tête des armées royales, il occupe la Franche-Comté en 1668, bat Guillaume d'Orange à Seneffe en 1674. Puis il prend la succession de Turenne tué à Sasbach en 1675 et arrête l'invasion en Alsace.
Malade, il se retire à Chantilly pour y mener une vie tranquille. Il protège Bossuet qui prononcera son oraison funèbre, mais aussi des hommes de lettres tels que Boileau, Racine, Molière, La Bruyère.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Lun 11 Déc - 8:54




Fondation de Lyon
  

Le 9 octobre de l'an 43 avant notre ère, Lucius Munatius Plancus, ancien officier de César, proconsul en Gaule, fonde une colonie promise à un destin exceptionnel sous le nom de Lugdunum puis Lyon.   
 

   

Le théâtre romain de Fourvière 
  

Une colonie romaine 
  

Au cours des mois qui suivent l'assassinat de César, le Sénat ordonne à ses généraux Lépide et Plancus, qui commandent les légions de Gaule, de fonder une colonie sur la colline qui domine le confluent de la Saône et du Rhône. Le choix du lieu s'explique par la présence de nombreuses routes en relation avec les différentes régions de la Gaule. Des Gaulois sont déjà installés à proximité, dans un village du nom de Condate, sur la « presqu'île », entre la colline de la Croix-Rousse et l'actuelle place Bellecour. 
  

Lucius Munatius Plancus trace le decumanus, axe est-ouest de la future ville, sur l'emplacement de l'actuel musée gallo-romain.  La ville porte d'abord le nom de Colonia Copia Felix Munatia, bientôt modifié en Copia Lugdunum. Lugdunum, plus tard transformé en Lyon, signifierait en gaulois : la « colline du dieu Lug ». 
  

Lugdunum, capitale des Gaules 

 

Sous le règne d'Auguste, héritier de Jules César, son gendre Agrippa divise la « Gaule chevelue », c'est-à-dire la Gaule conquise par César, en trois provinces : Lyonnaise, Aquitaine, Belgique. Sur le littoral méditerranéen, la Narbonnaise, plus anciennement romanisée, demeure province sénatoriale. 
  

En 16 et en 14 av. J.-C., l'empereur Auguste, de passage en Gaule, fait construire à Lugdunum le premier théâtre des Gaules, aux dimensions modestes (4 500 places). La ville devient la capitale commune aux trois Gaules. Plusieurs empereurs y séjournent et le futur empereur Claude, fils de Drusus, beau-fils d'Auguste, et d'Antonia, fille de Marc-Antoine, y naît le 1er août de l'an 10 av. J.-C.  












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Mer 13 Déc - 7:50


  • le 13 décembre 1553 : Henri de Bourbon, futur Henri IV naît au château de Pau, fils d'Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, et Jeanne d'Albret.

Alors qu'un des premiers attentats des huguenots en France avait été une profanation sacrilège d'une statue de la Sainte Vierge, celui qui devait devenir leur chef, puis Roi de France, naît au chant d'un cantique de la Sainte Vierge. Sa mère farouche calviniste, oubliant l'hérésie, dans les douleurs de l'enfantement entonne d'une voix forte le cantique de Notre Dame du Bout du Pont (Pont qui donnait l'accès au château de Pau) :
« Notre Dame du Bout du Pont
Aidez-moi à cette heure
Priez le Dieu du Ciel
Qu'il veuille bien me délivrer. »
 
Henri est baptisé et élevé dans la religion catholique jusqu'à l'âge de 9 ans, et ce n'est qu'après la mort de son père, que sa mère lui fait embrasser la réforme.
Ajoutons qu'à la bataille de Jarnac, les protestants sont stupéfaits de voir que leur chef porte un scapulaire à l'effigie de Notre Dame. Sa mère interrogée sur ce point, lors de sa venue au camp militaire protestant, répond que c'est sur son ordre :
«C'est par mon ordre que mon fils porte le scapulaire et voici comment il m'a été donné :
J'avais eu la douleur de perdre un fils. Le second, tombé malade, paraissait dans un état désespéré, lorsqu'une fille d'honneur catholique, à mon service, passa furtivement un scapulaire au cou du malade : je l'arrachai. Hélas ! Mon enfant mourut le lendemain et, pour la seconde fois, j'eu à pleurer un berceau vide.
Dieu eut pitié de ma douleur, et bientôt je reconnus que je ne tarderais pas à devenir mère pour une troisième fois. Au milieu de toutes mes inquiétudes, par une inspiration que je combattis longtemps, mais à laquelle je ne pus me défendre de céder, je plaçai sur moi le scapulaire de ma fille d'honneur, et je ne le quittai plus jusqu'à la naissance de mon enfant ; à ce moment, je l'attachai à son cou et je ne lui laissai plus quitter depuis ».
Ce scapulaire sauve au moins une fois la vie du futur Roi, quand attaqué par une patrouille catholique, un soir, il a ses vêtements déchirés. A la vue du scapulaire, les agresseurs abandonnent leur victime.
Tous les contemporains d'Henri IV ont pu constater son amour et son respect pour la Sainte vierge. Il n'est jamais passé devant une de ses statues sans s'arrêter, se découvrir et la saluer.
On dit que Dieu aime à se servir des causes secondes pour réaliser son œuvre de salut. Il y a fort à parier que la demoiselle d'honneur qui osa témoigner de sa foi, dans une ambiance huguenote particulièrement agressive, n'a gardé de cet incident que le violent rabrouement de Jeanne d'Albret, connue pour son caractère très affirmé. Toutefois, sans cette femme dont l'histoire n'a pas retenu le nom, la France n'aurait peut-être pas eu un si grand Roi, père de Louis XIII, grand-père de Louis XIV.
L'exemple de cette femme est à suivre, pour, que là où nous sommes, nous témoignons à temps et à contre temps de l'amour de Dieu pour les hommes, dans notre France qui étouffe sous le joug de la laïcité.
Soyons le levain dans la pâte pour apporter aux Français la nourriture spirituelle que l'Etat leur refuse !
Voir les chroniques du 27 février sur le sacre à Chartres ; du 22 mars sur son entrée à Paris et sa visite à Notre Dame où Saint Michel Archange apparaît auprès du Roi aux yeux de tout le peuple français pendant toute la messe ; du 14 mai sur son assassinat par Ravaillac ; du 25 juillet sur son abjuration de l'hérésie protestante.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Mer 13 Déc - 7:51


  • le 13 décembre 1669 : la Royale lance le vaisseau de ligne de 1e rang "Le Soleil-Royal", un 98 canons sur 3 ponts.













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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Jeu 14 Déc - 18:21


  • le 14 décembre 1515 : rencontre entre le Roi de France, François 1er et le Pape Léon X, qui aboutira au concordat de Bologne.

François 1er, vainqueur de Marignan, fait à cheval, le 11 décembre 1515, une entrée élégante et triomphale en la cité italienne de Bologne, où le pape Léon X l'attend. Le Roi de France est en position de force. Ses victoires italiennes lui ont permis d'acquérir le duché de Milan. En contrepartie de son soutien à Florence, gouvernée par les Médicis, la famille de Léon X, le Saint Siège lui a offert Parme et Plaisance. Signé quelques mois plus tôt, le 13 octobre, le traité de Viterbe a officialisé ces accords.
Au cours de l'automne, François 1er accomplit un voyage triomphal dans ses nouvelles possessions ; puis il prend la route pour Bologne où va se tenir un sommet au cours duquel doivent être réglées les relations entre le royaume de France et la papauté. Précédant le cortège papal, vingt deux cardinaux viennent à la rencontre de François 1er, vêtu de velours bleu à fleurs de lys. Le Roi est reçu par Léon X en "fils aîné de l'Eglise". Contrairement à l'usage, il ne baise pas les pieds du souverain pontife. En guise de salutations, les deux chefs d'Etat s'étreignent, puis échangent discours et maintes politesses…
Depuis 1438, la Pragmatique Sanction, promulguée à Bourges par Charles VII, empoisonne les relations entre la papauté et la monarchie. Déjà, Philippe le Bel, au début du XIVème siècle, a tenté de limiter l'autorité du Saint Siège sur l'Eglise de France. La Pragmatique Sanction a, de fait, donné un statut d'autonomie à cette dernière au travers de deux dispositions importantes. D'abord, les conciles généraux priment sur l'autorité du pape en matière de foi et de réforme. Ensuite, évêques et abbés sont élus et non plus désignés par Rome. Le plus souvent, l'élection devient un moyen déguisé de désignation par le Roi.
Le plus cher souhait de Léon X, soucieux de rétablir le pouvoir de Rome sur l'ensemble de l'Eglise, est d'obtenir la suppression de la Pragmatique Sanction. Après de longues discussions, le concordat de Bologne, qui règle les relations entre Rome et Paris jusqu'à la Révolution. Il est signé le 18 août 1516, approuvé le 19 décembre 1516 par le concile du Latran. Il remplace la Pragmatique Sanction de Bourges et, en ce qui concerne les affaires de l'Eglise de France, détermine clairement la part du Roi et celle du pape. En France, le concordat soulève une vive opposition de la part des gallicans (qui militent pour la restriction de l'autorité papale) et du Parlement qui ne l'enregistre qu'en mars 1518.
Désormais, le système d'élection aux postes ecclésiastiques (archevêques, évêques, abbés, prieurs) est rendu caduc. Le Roi de France présente ses candidats, à qui la papauté accorde l'investiture canonique, si le pape les accepte. L'approbation est soumise à des critères, en particulier d'âge et de formation.
Le concordat de Bologne est aboli unilatéralement par l'Assemblée Constituante, en août 1790.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Ven 15 Déc - 5:57


  • le 15 décembre 1840 : les cendres de Napoléon Ier aux Invalides.



Le char funèbre sur lequel est placé le cercueil de Napoléon traverse Paris, Louis-Philippe accueille la dépouille. Une cérémonie religieuse a lieu en présence des corps constitués.
C'est au centre de l'église du dôme des Invalides qu'est creusée la crypte, large de 15 mètres et profonde de 6 mètres, appelée à recevoir le sarcophage contenant les restes de Napoléon Ier, après que la France et l'Angleterre se soient entendues sur leur retour de l'île de Sainte-Hélène. C'est Louis XIV qui est à l'origine de l'édification de l'Hôtel des Invalides destiné à soigner et loger les soldats. Dans des chapelles annexes reposent des membres de la famille impériale et des généraux de l'empereur.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Sam 16 Déc - 7:34


  • le 16 décembre 1641 : Mazarin devient cardinal.

Né dans les Abruzzes, à Pescina en Italie, le 14 juillet 602 Giulio Mazzarini, Jules Mazarin est d'abord employé dans l'armée pontificale, puis la diplomatie papale, est envoyée en mission en France où il rencontre Richelieu en 1630. Vice-légat d'Avignon, puis nonce extraordinaire à Paris, naturalisé français en 1639, il entre au service de Richelieu ; le chapeau de cardinal lui est accordé en 1641 à la demande de ce dernier. Entré au Conseil royal à la mort de Richelieu en 1642, il devient à la mort de Louis XIII, un an plus tard, le principal ministre de la régente Anne d'Autriche.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Dim 17 Déc - 8:04


le 17 décembre 1777 : la France reconnaît l'indépendance de l'Amérique.


L'éclat de joie avec lequel est accueillie par la France la nouvelle de la capitulation du général Burgoyne à Saratoga, qui avec dix mille hommes s'est rendu aux insurgés, met un terme aux hésitations du Roi ; à la fin de 1777, il consent à se prononcer en faveur des États Unis d'Amérique.

Louis XVI reconnaît l'indépendance des colonies britanniques d'Amérique. Ravie de pouvoir se laver l'humiliation de la défaite de la guerre de Sept Ans et convaincue par la victoire américaine de Saratoga, la France signe deux traités d'engagement avec les colonies, le 6 février 1778. Le premier engage une amitié réciproque et une alliance commerciale. Le second, tenu un temps secret, consiste en une alliance militaire. Ainsi, les Américains recevront des renforts militaires et financiers considérables. Les Insurgents reprendront espoir puisqu'avec le soutien naval des Français, il sera désormais possible de mettre en déroute la flotte britannique. Cette guerre d'indépendance sera payée pour les deux tiers par Louis XVI en personne, argent que les Américains ne rembourseront jamais.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Lun 18 Déc - 7:12


  • le 18 ou 19 décembre 1916 : fin de la bataille de Verdun.

Les pertes ont été considérables, pour un gain en territoires conquis nul. Après 10 mois d'atroces souffrances pour les deux camps, la bataille aura coûté 378 000 Français (62 000 tués, plus de 101 000 disparus, et plus de 215 000 blessés, souvent invalides), et 337 000 Allemands. 60 millions d'obus (une estimation parmi d'autres, aucun chiffre officiel n'existe, ont été tirés, dont un quart au moins n'ont pas explosé (obus défectueux, tombé à plat, etc.). Si l'on ramène ce chiffre à la superficie du champ de bataille, on arrive à 6 obus par m². Ainsi, la célèbre cote 304, dont le nom vient de son altitude, ne fait plus que 297 mètres d'altitude après la bataille.
Verdun est davantage une défaite allemande qu'une victoire alliée, mais son impact moral est retentissant.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Mer 20 Déc - 8:35


  • le 20 décembre 2001 : décès de Léopold Sedar Senghor.

Élève des missionnaires catholiques, Léopold Sedar Senghor entre en khâgne au lycée Louis-le-Grand (Paris), où il devient l'ami de Georges Pompidou, futur président de la République française. Tandis que ce dernier entre à l'École normale supérieure, lui-même échoue au concours et rejoint la faculté de lettres où il obtient une agrégation de grammaire.
Poète et président du Sénégal, Senghor est le Premier chef d'État d'Afrique francophone à quitter volontairement le pouvoir (1980), mais aussi le premier Noir élu à l'Académie française (1983). À sa mort, il est inhumé dans son pays d'origine en l'absence remarquée des hauts dirigeants français.












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Mer 20 Déc - 8:36


  • le 20 décembre 1590 : mort d'Ambroise Paré.

Né vers 1510 à Bourg-Hersent, Ambroise Paré est issu d'une famille modeste : son père était agriculteur. Ambroise Paré deviendra tout de même chirurgien du Roi. Il rédige de nombreux ouvrages sur la médecine, et est ainsi considéré comme le père de la chirurgie (Cf. la chronique du 08 décembre dernier).












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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Jeu 21 Déc - 13:50

De Gaulle Président !  


  

   

Le 21 décembre 1958, Charles de Gaulle est élu pour sept ans à la présidence de la République par un collège électoral qui réunit les parlementaires et d'autres élus, conformément à la Constitution de la Ve République entrée en application le 8 octobre précédent.    

Il obtient des 81.000 «grands électeurs» une confortable majorité de 78% des voix (500 abstentions seulement).

Le Général a été appelé au pouvoir le 13 mai 1958, et est devenu ainsi le dernier Président du Conseil de la IVe République, le temps de mettre en route les institutions de la Ve République.
   

   

Sa prise de fonctions en qualité de président de la République a lieu au palais de l'Élysée, le 8 janvier 1959 suivant, avec la transmission officielle des pouvoirs par René Coty, dernier président de la République précédente. Le général de Gaulle nomme aussitôt au poste de premier ministre son fidèle compagnon de combat Michel Debré et réforme à marches forcées les institutions et l'économie.   

   

La réforme tambour battant   

   

Charles de Gaulle a obtenu de l'Assemblée de pouvoir gouverner par ordonnances pendant quatre mois, jusqu'au 4 février 1959, soit sans passer par la discussion et le vote des textes devant les députés. Il va profiter de cette facilité pour débloquer à marches forcées l'économie du pays, grippée par la crise politique et la guerre en Algérie. Pas moins de 70 textes sont à cet effet promulgués.   

   

Un premier train de mesures permet de combler les vides de la réforme constitutionnelle (mode de scrutin...) ; un deuxième se rapporte aux réformes de structure (hôpitaux, défense...) ; un troisième enfin concerne l'économie.   

   

La France a bénéficié d'une croissance soutenue sous la IVe République avec un taux annuel moyen de 4,9% depuis 1950. Mais l'économie montre des signes d'essouflement. Les réserves de devises représentent l'équivalent d'un mois d'importations seulement et l'inflation s'accélère sur un rythme annuel de 15%. Le ministre des Finances Antoine Pinay et son collaborateur Georges Pompidou font appel à l'économiste Jacques Rueff pour définir les réformes économiques qui s'imposent.
  


 

Jacques Rueff réunit à partir du 30 septembre 1958 un comité de huit personnes (président de Péchiney, de la Société générale...). 39 séances plus tard, le rapport, rédigé par Jacques Rueff lui-même, est remis au général de Gaulle le 8 décembre. Il ne compte que 25 pages et s'en tient à quelques mesures essentielles. Le président de Gaulle les fait adopter dans leur intégralité le 23 décembre. Ces mesures sont présentées au public sous le nom de «plan Pinay-Rueff», Antoine Pinay bénéficiant d'une aura exceptionnelle dans la population.   

   

Le plan prescrit en particulier une sévère cure d'amaigrissement de l'administration, allant jusqu'à supprimer la retraite des anciens combattants (cette mesure, symboliquement odieuse, sera plus tard rapportée). Le plan supprime les indexations (notamment sur le blé) et libère résolument les échanges extérieurs. Enfin, il dévalue le franc de 17% et, mesure la plus spectaculaire, crée un «nouveau franc» égal à cent anciens francs. La nouvelle monnaie est lancée officiellement le 1er janvier 1960. Les résultats bénéfiques de ce plan se font sentir très vite avec en1959 un budget en équilibre pour la première fois depuis 1930 et dès 1962 une relance de la croissance et une balance commerciale excédentaire. 
  

Pour parachever ce succès, Jacques Rueff suggère de passer à des réformes structurelles. Pourquoi pas ?   Le 13 novembre 1959, un décret constitue un nouveau comité président par le Premier ministre Michel Debré, assisté de Jacques Rueff et d'un autre Polytechnicien, ancien président de la SNCF, Louis Armand.   

   

Le comité Rueff-Armand rend un rapport en juillet 1960, truffé d'idées libérales, visionnaires mais assez générales, dont la plus grande partie resteront lettre morte, y compris la réforme des taxis parisiens ou encore l'abolition de la loi de 1948 sur le blocage partiel des loyers. 
  

   

Louis Armand et Jacques Rueff
  

   

À vrai dire, ces réformes de structure peuvent attendre. Avec la fin de la guerre d'Algérie et le «plan Pinay-Rueff», la reprise économique est telle, que le ministre des finances Valéry Giscard d'Estaing doit, dès le 12 septembre 1963, engager un plan de stabilisation destiné à freiner l'inflation. 
  

D'autres réformes s'enchaînent. Ainsi, le 6 janvier 1959, une ordonnance prolonge la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans. Elle est toujours en vigueur. Le 31 décembre 1959 est promulguée la loi Debré sur l'enseignement privé. On lui doit la distinction actuelle entre établissements hors-contrat, établissements sous contrat simple (l'État rémunère les maîtres), établissements sous contrat d'association (l'État participe aussi aux dépenses de fonctionnement et les familles ont en charge les liens avec le culte), établissements privés intégrés à l'enseignement public (écoles d'entreprise).   

   

Enfin, le 16 septembre 1959, dans une déclaration télévisée, le général de Gaulle évoque pour la première fois le «droit des Algériens à l'autodétermination». C'est un pas décisif vers la résolution du drame algérien.  
source lhérodote












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Auzelles

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MessageSujet: Re: L'histoire au fil du temps   Ven 22 Déc - 6:44


  • le 22 décembre 1641 : mort de Maximilien de Béthune, duc de Sully, surintendant français des finances.


Maximilien de Béthune, duc de Sully, est né le 13 décembre 1559 à Rosny-sur-Seine, près de Mantes. Fils de François de Béthune et de Charlotte Dauvet, il reprend le titre de Baron de Rosny à la mort de son frère aîné, Louis de Béthune, en 1578. Compagnon du roi Henri IV de Navarre, il le soutient dans toutes les guerres. En 1596, Henri IV l'affecte au Conseil des Finances et deux ans plus tard il le nomme surintendant des finances. En 1599, on lui attribue les fonctions de Grand maître de l'artillerie et Grand voyer de France.
Attaché aux traditions agricoles, et dédaigneux de l'industrie, Sully encourage les recherches menées par Olivier de Serres. Ce dernier est connu pour avoir publié en 1600 le premier ouvrage d'agronomie scientifique : Théâtre d'agriculture et mesnage des champs. On prête au ministre lui-même la formule :
Citation :
«Labourage et pastourage sont les deux mamelles dont la France est alimentée et les vraies mines et trésors du Pérou».
Après la mort d'Henri IV en 1610, il est peu à peu mis à l'écart du pouvoir et démissionne de son poste de surintendant des finances et de gouverneur de la Bastille. Il s'éteint le 22 décembre 1641 au château de Villebon.
Au delà des querelles de religion qui se réglaient dans le sang à l'époque il faut reconnaître que Sully redressait admirablement les finances du pays, préparant par là les glorieux règnes de Louis XIII et Louis XIV.

Tombeau du Duc de Sully à Nogent-le-Rotrou












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