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L'historiette du jour...

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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Sam 9 Déc - 6:33


L'historiette du jour :
Soirée magique
(Hellokids.com)
La magie de Noël est très puissante. Un jour, quelqu'un y ajouta le Père Noël. Cela remplit le coeur des enfants de joie. A chaque Noël, le Père Noël apporte des cadeaux par milliers ! Toutes les familles se réunissent autour d'un excellent repas et après avoir mangé, les enfants et même parfois les parents, ouvrent leurs cadeaux. Très vite, Noël fut adoré par les enfants. Chacun à sa manière, Noël sera une fête connue de tout âge, pour tous les enfants sages ! Par contre, les enfants qui le sont moins, ont affaire au Père Fouettard !!!

Lire la suite de l'historiette:
Pour les cadeaux, on peut faire des listes pour recevoir tous les cadeaux dont on a rêvé. Des poupées pour enfants jusqu'aux belles voitures pour adultes, tous les cadeaux sont acceptés de la part du Père Noël.  L'idole des enfants est vêtu d'un bonnet, d'un pantalon, d'une veste rouge, sans oublier l'indispensable pompon sur son bonnet. Sur son dos, il a un gros sac rempli de jouets dont petits et grands ont rêvés. C'est ça, la magie de Noël : Les cadeaux, les bons repas, les familles qui peuvent enfin se réunir et le Père Noël !

Même après la fête, pour n'importe quelle famille, Noël continue ; il reste dans le coeur des gens (au moins jusqu'à ce qu'ils rangent les décorations de Noël !). Avec le temps, les familles ont embelli Noël avec les guirlandes, les lampions, les bougies et les boules. Noël, ses lumières et ses cadeaux servent à réchauffer le coeur des enfants orphelins ou tristes. Cette fête est en fait la célébration du jour le plus long. Afin de terminer cette histoire, je souhaite que du pôle nord au pôle sud toutes les familles passent ce Noël de décembre 2002 avec la même faim, la même joie dans le coeur. Et n'oubliez pas : Noël est dans chaque coeur pur.










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Dim 10 Déc - 8:34

L'historiette du jour :
La fureur du Père-Noël
(Hellokids.com)
Il était une fois un père Noël très très gentil, qui décida un 20 décembre de livrer ses cadeaux aux enfants qui le méritaient et qui habitaient pas trop loin de chez lui.

Lire la suite de l'historiette:
Mais il avait oublié que sa caméra était en panne. Il l'emmena donc chez un réparateur qui n'eut besoin que de quatre ou cinq minutes pour la remettre en état. Le père Noël rentra à la maison et visionna le film deux fois de suite.

Malheureusement, il découvrit que les enfants qu'il avait filmés était tous méchants. Dégoûté, il décida de se mettre en grève. Puis finalement, il prit la décision de leur laisser une chance: Sans les avertir il leur laissa les cinq jours suivants pour se rattraper.

Que se passa-t-il ? Et bien ils ne changèrent pas de comportement et le Père Noël les priva de cadeaux ! Consternés, les enfants décidèrent de réagir. Ils se mirent à stocker des tomates et des bananes dans leurs frigidaires pendant toute l'année suivante, et le jour X, ils bombardèrent le père Noël avec les fruits qui avaient bien pourris entre-temps.

Hors de lui, le père Noël, décida de rendre son tablier. Qu'est-il devenu? Et bien finalement, il se trouva une nouvelle vocation : Celle du père Fouettard qui lui convenait beaucoup mieux.

Il avait enfin trouvé sa voie !










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Lun 11 Déc - 6:20

L'historiette du jour :
Une nuit magique
(Hellokids.com)
Un grand sapin se dresse au milieu de la chambre de Sophie. La petite  fille dort dans son lit. C'est la nuit de Noël . Le clair de lune brille entre les lames des volets. le lendemain matin Sophie regarde si le Père Noël est passé chez elle . Le père noël lui a apporté un vrai chien, une calèche, un ordinateur, un journal électrique top secret.

Le soir elle dit:
- Maman, je voudrais que ce soit Noël ! Elle  dort paisiblement, mais du ciel le Père Noël a envie de lui offrir encore des cadeaux.
- Je dois partir même si j'ai envie de lui donner des cadeaux, pense-t-il.
Elle saute de joie.










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Mar 12 Déc - 8:19

L'historiette du jour :
Les trois messes basses
(Hellokids.com)
- Deux dindes truffées, Garrigou ?...
- Oui, mon révérend, deux dindes magnifiques bourrées de truffes. J'en sais quelque chose, puisque c'est moi qui ai aidé à les remplir. On aurait dit que leur peau allait craquer en rôtissant, tellement elle était tendue...
- Jésus-Maria ! moi qui aime tant les truffes !... Donne moi vite mon surplis, Garrigou... Et avec les dindes, qu'est-ce que tu as encore aperçu à la cuisine ?...

Lire la suite de l'historiette:
- Oh ! toutes sortes de bonnes choses... depuis midi nous n'avons fait que plumer des faisans, des huppes, des gelinottes, des coqs de bruyère. La plume en volait partout... Puis de l'étang on a apporté des anguilles, des carpes dorées, des truites, des...

- Grosses comment, les truites, Garrigou ?

- Grosses comme ça, mon révérend... Énormes !...

- Oh ! Dieu ! Il me semble que je les vois... As-tu mis le vin dans les burettes ?

- Oui, mon révérend, j'ai mis le vin dans les burettes...

Mais dame ! Il ne vaut pas celui que vous boirez tout à l'heure en sortant de la messe de minuit. Si vous voyiez cela dans la salle à manger du château, toutes ces carafes qui flambent pleines de vins de toutes les couleurs... Et la vaisselle d'argent, les surtouts ciselés, les fleurs, les candélabres !... Jamais il ne se sera vu un réveillon pareil. Monsieur le marquis a invité tous les seigneurs du voisinage.

Vous serez au moins quarante à table, sans compter le bailli ni le tabellion... Ah ! vous êtes bien heureux d'en être, mon révérend !... Rien que d'avoir flairé ces belles dindes, l'odeur des truffes me suit partout... Meuh !...

- Allons, allons, mon enfant. Gardons-nous du péché de gourmandise, surtout la nuit de la Nativité... Va bien vite allumer les cierges et sonner le premier coup de la messe ; car voilà que minuit est proche, et il ne faut pas nous mettre en retard...

Cette conversation se tenait une nuit de Noël de l'an de grâce mil six cent et tant, entre le révérend dom Balaguère, ancien prieur des Barnabites, présentement chapelain gagé des sires de Trinquelage, et son petit clerc Garrigou, ou du moins ce qu'il croyait être le petit clerc Garrigou, car vous saurez que le diable, ce soir-là, avait pris la face ronde et les traits indécis du jeune sacristain pour mieux induire le révérend père en tentation et lui faire commettre un épouvantable péché de gourmandise.

Donc, pendant que le soi-disant Garrigou (hum ! hum !) faisait à tour de bras carillonner les cloches de la chapelle seigneuriale, le révérend achevait de revêtir sa chasuble dans la petite sacristie du château ; et, l'esprit déjà troublé par toutes ces descriptions gastronomiques, il se répétait à lui-même en s'habillant :

- Des dindes rôties... des carpes dorées... des truites grosses comme ça !...

Dehors, le vent de la nuit soufflait en éparpillant la musique des cloches, et, à mesure, des lumières apparaissaient dans l'ombre aux flancs du mont Ventoux, en haut duquel s'élevaient les vieilles tours de Trinquelage. C'étaient des familles de métayers qui venaient entendre la messe de minuit au château. Ils grimpaient la côte en chantant par groupes de cinq ou six, le père en avant, la lanterne en main, les femmes enveloppées dans leurs grandes mantes brunes où les enfants se serraient et s'abritaient. Malgré l'heure et le froid, tout ce brave peuple marchait allégrement, soutenu par l'idée qu'au sortir de la messe, il y aurait, comme tous les ans, table mise pour eux en bas dans les cuisines. De temps en temps, sur la rude montée, le carrosse d'un seigneur précédé de porteurs de torches, faisait miroiter ses glaces au clair de lune, ou bien une mule trottait en agitant ses sonnailles, et à la lueur des falots enveloppés de brume, les métayers reconnaissaient leur bailli et le saluaient au passage :

- Bonsoir bonsoir maître Arnoton !

- Bonsoir, bonsoir, mes enfants !

La nuit était claire, les étoiles avivées de froid ; la bise piquait, et un fin grésil, glissant sur les vêtements sans les mouiller, gardait fidèlement la tradition des Noëls blancs de neige. Tout en haut de la côte, le château apparaissait comme le but, avec sa masse énorme de tours, de pignons, le clocher de sa chapelle montant dans le ciel bleu-noir, et une foule de petites lumières qui clignotaient, allaient, venaient, s'agitaient à toutes les fenêtres, et ressemblaient, sur le fond sombre du bâtiment, aux étincelles courant dans des cendres de papier brûlé... Passé le pont-levis et la poterne, il fallait, pour se rendre à la chapelle, traverser la première cour, pleine de carrosses, de valets, de chaises à porteurs, toute claire du feu des torches et de la flambée des cuisines. On entendait le tintement des tournebroches, le fracas des casseroles, le choc des cristaux et de l'argenterie remués dans les apprêts d'un repas ; par là-dessus, une vapeur tiède, qui sentait bon les chairs rôties et les herbes fortes des sauces compliquées, faisait dire aux métayers, comme au chapelain, comme au bailli, comme à tout le monde :
- Quel bon réveillon nous allons faire après la messe !

Drelindin din !... Drelindin din !...

C'est la messe de minuit qui commence. Dans la chapelle du château, une cathédrale en miniature, aux arceaux entrecroisés, aux boiseries de chêne, montant jusqu'à hauteur des murs, les tapisseries ont été tendues, tous les cierges allumés. Et que de monde ! Et que de toilettes ! Voici d'abord, assis dans les stalles sculptées qui entourent le choeur le sire de Trinquelage, en habit de taffetas saumon, et près de lui tous les nobles seigneurs invités. En face, sur des prie-Dieu garnis de velours, ont pris place la vieille marquise douairière dans sa robe de brocart couleur de feu et la jeune dame de Trinquelage, coiffée d'une haute tour de dentelle gaufrée à la dernière mode de la cour de France. Plus bas on voit, vêtus de noir avec de vastes perruques en pointe et des visages rasés, le bailli Thomas Arnoton et le tabellion maître Ambroy, deux notes graves parmi les soies voyantes et les damas brochés. Puis viennent les gras majordomes, les pages, les piqueurs, les intendants, dame Barbe, toutes ses clefs pendues sur le côté à un clavier d'argent fin. Au fond, sur les bancs, c'est le bas office, les servantes, les métayers avec leurs familles ; et enfin, là-bas, tout contre la porte qu'ils entrouvrent et referment discrètement, messieurs les marmitons qui viennent entre deux sauces prendre un petit air de messe et apporter une odeur de réveillon dans l'église toute en fête et tiède de tant de cierges allumés.

Est-ce la vue de ces petites barrettes blanches qui donne des distractions à l'officiant ? Ne serait-ce pas plutôt la sonnette de Garrigou, cette enragée petite sonnette qui s'agite au fond de l'autel avec une précipitation infernale et semble dire tout le temps :

- Dépêchons-nous, dépêchons-nous... Plus tôt nous aurons fini, plus tôt nous serons à table.

Le fait est que chaque fois qu'elle tinte, cette sonnette du diable, le chapelain oublie sa messe et ne pense plus qu'au réveillon. Il se figure les cuisiniers en rumeur, les fourneaux où brûle un feu de forge, la buée qui monte des couvercles entrouverts, et dans cette buée deux dindes magnifiques bourrées, tendues, marbrées de truffes...

Ou bien encore il voit passer des files de pages portant des plats enveloppés de vapeurs tentantes, et avec eux il entre dans la grande salle déjà prête pour le festin.

ô délices ! voilà l'immense table toute chargée et flamboyante, les paons habillés de leurs plumes, les faisans écartant leurs ailes mordorées, les flacons couleur de rubis, les pyramides de fruits éclatants parmi les branches vertes, et ces merveilleux poissons dont parlait Garrigou (ah ! bien oui, Garrigou !) étalés sur un lit de fenouil, l'écaille nacrée comme s'ils sortaient de l'eau, avec un bouquet d'herbes odorantes dans leurs narines de monstres. Si vive est la vision de ces merveilles, qu'il semble à dom Balaguère que tous ces plats mirifiques sont servis devant lui sur es broderies de la nappe d'autel, et deux ou trois fois, au lieu de Dominus vobiscum ! Il se surprend à dire le Benedicite. À part ces légères méprises, le digne homme débite son office très consciencieusement, sans passer une ligne, sans omettre une génuflexion ; et tout marche assez bien jusqu'à la fin de la première messe ; car vous savez que le jour de Noël le même officiant doit célébrer trois messes consécutives.

- Et d'une ! se dit le chapelain avec un soupir de soulagement ; puis, sans perdre une minute, il fait signe à son clerc ou celui qu'il croit être son clerc, et...

Drelindin din !... Drelindin din !... C'est la seconde messe qui commence, et avec elle commence aussi le péché de dom Balaguère.

-Vite, vite, dépêchons-nous, lui crie de sa petite voix aigrelette la sonnette de Garrigou, et cette fois le malheureux officiant, tout abandonné au démon de gourmandise, se rue sur le missel et dévore les pages avec l'avidité de son appétit en surexcitation. Frénétiquement il se baisse, se relève, esquisse les signes de croix, les génuflexions, raccourcit tous ses gestes pour avoir plus tôt fini. À peine s'il étend ses bras à l'Évangile, s'il frappe sa poitrine au Confiteor. Entre le clerc et lui c'est à qui bredouillera le plus vite.

Versets et répons se précipitent, se bousculent. Les mots à moitié prononcés, sans ouvrir la bouche, ce qui prendrait trop de temps, s'achèvent en murmures incompréhensibles.

Oremus ps... p,ç... p,i...

Mea culpa... pa... pa...

Pareils à des vendangeurs pressés foulant le raisin de la cuve, tous deux barbotent dans le latin de la messe, en envoyant des éclaboussures de tous les côtés.

Dom... scum !... dit Balaguère.

...Stutuo !... répond Garrigou ; et tout le temps la damnée petite sonnette est là qui tinte à leurs oreilles, comme ces grelots qu'on met aux chevaux de poste pour les faire galoper à la grande vitesse. Pensez que de ce train-là une messe basse est vite expédiée.

- Et de deux ! dit le chapelain tout essoufflé ; puis, sans prendre le temps de respirer, rouge, suant, il dégringole les marches de l'autel et...

Drelindin din !... Drelindin din !...

C'est la troisième messe qui commence. Il n'y a plus que quelques pas à faire pour arriver à la salle à manger ; mais, hélas ! à mesure que le réveillon approche, l'infortuné Balaguère se sent pris d'une folie d'impatience et de gourmandise. Sa vision s'accentue, les carpes dorées, les dindes rôties sont là, là... Il les touche... il les... Oh ! Dieu !... Les plats fument, les vins embaument : et, secouant son grelot enragé, la petite sonnette lui crie :

- Vite, vite, encore plus vite !...

Mais comment pourrait-il aller plus vite ? Ses lèvres remuent à peine. Il ne prononce plus les mots... À moins de tricher tout à fait avec le bon Dieu et de lui escamoter sa messe... Et c'est ce qu'il fait, le malheureux !... De tentation en tentation, il commence par sauter un verset, puis deux. Puis l'épître est trop longue, il ne la finit pas, effleure l'Évangile, passe devant le Credo sans entrer, saute le Pater, salue de loin la préface, et par bonds et par élans se précipite ainsi dans la damnation éternelle, toujours suivi de l'infâme Garrigou (vade retro, Satanas.), qui le seconde avec une merveilleuse entente, lui relève sa chasuble, tourne les feuillets deux par deux, bouscule les pupitres, renverse les burettes, et sans cesse secoue la petite sonnette de plus en plus fort, de plus en plus vite.

Il faut voir la figure effarée que font tous les assistants !

Obligés de suivre à la mimique du prêtre cette messe dont ils n'entendent pas un mot, les uns se lèvent quand les autres s'agenouillent, s'asseyent quand les autres sont debout ; et toutes les phases de ce singulier office se confondent sur les bancs dans une foule d'attitudes diverses. L'étoile de Noël en route dans les chemins du ciel, là-bas, vers la petite étable, pâlit d'épouvante en voyant cette confusion...

- l'abbé va trop vite... On ne peut pas suivre, murmure la vieille douairière en agitant sa coiffe avec égarement.

Maître Arnoton, ses grandes lunettes d'acier sur le nez, cherche dans son paroissien où diantre on peut bien en être. Mais au fond, tous ces braves gens, qui eux aussi pensent à réveillonner ne sont pas fâchés que la messe aille ce train de poste ; et quand dom Balaguère, la figure rayonnante, se tourne vers l'assistance en criant de toutes ses forces : Ite, missa est, il n'y a qu'une voix dans la chapelle pour lui répondre un Deo gratias si joyeux, si entraînant, qu'on se croirait déjà à table au premier toast du réveillon. Cinq minutes après, la foule des seigneurs s'asseyait dans la grande salle, le chapelain au milieu d'eux. Le château, illuminé de haut en bas, retentissait de chants, de cris, de rires, de rumeurs ; et le vénérable dom Balaguère plantait sa fourchette dans une aile de gelinotte, noyant le remords de son péché sous des flots de vin du Pape et de bons jus de viandes. Tant il but et mangea, le pauvre saint homme, qu'il mourut dans la nuit d'une terrible attaque, sans avoir eu seulement le temps de se repentir ; puis, au matin, il arriva dans le ciel encore tout en rumeur des fêtes de la nuit, et je vous laisse à penser comme il y fut reçu.

- Retire-toi de mes yeux, mauvais chrétien ! lui dit le souverain Juge, notre maître à tous. Ta faute est assez grande pour effacer toute une vie de vertu... Ah ! tu m'as volé une messe de nuit... Eh bien, tu m'en payeras trois cents en place, et tu n'entreras en paradis que quand tu auras célébré dans ta propre chapelle ces trois cents messes de Noël en présence de tous ceux qui ont péché par ta faute et avec toi...
... Et voilà la vraie légende de dom Balaguère comme on la raconte au pays des olives. Aujourd'hui, le château de Trinquelage n'existe plus, mais la chapelle se tient encore droite tout en haut du mont Ventoux, dans un bouquet de chênes verts. Le vent fait battre sa porte disjointe, l'herbe encombre le seuil ; il y a des nids aux angles de l'autel et dans l'embrasure des hautes croisées dont les vitraux coloriés ont disparu depuis longtemps. Cependant il paraît que tous les ans, à Noël, une lumière surnaturelle erre parmi ces ruines, et qu'en allant aux messes et aux réveillons, les paysans aperçoivent ce spectre de chapelle, éclairé de cierges invisibles qui brûlent au grand air, même sous la neige et le vent. Vous en rirez si vous voulez, mais un vigneron de l'endroit, nommé Garrigue, sans doute un descendant de Garrigou, m'a affirmé qu'un soir de Noël, se trouvant un peu en ribote, il s'était perdu dans la montagne du côté de Trinquelage ; et voici ce qu'il avait vu...

Jusqu'à onze heures, rien. Tout était silencieux, éteint, inanimé. Soudain, vers minuit, un carillon sonna tout en haut du clocher, un vieux, vieux carillon qui avait l'air d'être à dix lieues. Bientôt, dans le chemin qui monte, Garrigue vit trembler des feux, s'agiter des ombres indécises.

Sous le porche de la chapelle, on marchait, on chuchotait :

- Bonsoir maître Arnoton !

- Bonsoir bonsoir mes enfants !...

Quand tout le monde fut entré, mon vigneron, qui était très brave, s'approcha doucement et, regardant par la porte cassée, eut un singulier spectacle. Tous ces gens qu'il avait vus passer étaient rangés autour du choeur, dans la nef en ruine, comme si les anciens bancs existaient encore.

De belles dames en brocart avec des coiffes de dentelle, des seigneurs chamarrés du haut en bas, des paysans en jaquettes fleuries ainsi qu'en avaient nos grands-pères, tous l'air vieux, fané, poussiéreux, fatigué. De temps en temps, des oiseaux de nuit, hôtes habituels de la chapelle, réveillés par toutes ces lumières, venaient rôder autour des cierges dont la flamme montait droite et vague comme si elle avait brûlé derrière une gaze ; et ce qui amusait beaucoup Garrigue, c'était un certain personnage à grandes lunettes d'acier, qui secouait à chaque instant sa haute perruque noire sur laquelle un de ces oiseaux se tenait droit tout empêtré en battant silencieusement des ailes.

Dans le fond, un petit vieillard de taille enfantine, à genoux au milieu du choeur agitait désespérément une sonnette sans grelot et sans voix, pendant qu'un prêtre, habillé de vieil or allait, venait devant l'autel, en récitant des oraisons dont on n'entendait pas un mot... Bien sûr c'était dom Balaguère, en train de dire sa troisième messe basse.

Elle est longue aujourd'hui l'historiette










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Mer 13 Déc - 7:13


L'historiette du jour :
La magie du 24 décembre
(Hellokids.com)
Il était une fois, une petite fille nommée Chloé qui avait environ 8 ans. A l'école, tout les amis de Chloé lui disaient que le Père Noël n'existait pas et celle-ci avait beaucoup de peine a l'idée que ce magnifique monsieur à la longue barbe blanche ne soit pas réel...

Lire la suite de l'historiette:
C'était bientôt Noël, mais Chloé n'avait guère envie de fêter. Elle se disait "A quoi bon fêter Noël si le Père Noël n'existe pas... il n'y a plus de magie maintenant, ce n'est qu'une fête comme les autres !!" Comme Chloé avait un petit frère âgé de 4 ans, il ne fallait surtout pas lui révéler ce qu'elle avait appris au sujet du Père Noël...

Donc la tradition se fit comme à chaque année. A 8 heure,  c'était l'heure de la sieste pour laisser le temps au Père Noël d'aller porter les cadeaux en dessous de l'arbre. Ils laissèrent trois biscuits aux brisures de chocolat sur la table avec un immense verre de lait. Chloé trouvait cela stupide mais faisait comme si de rien n'était pour ne pas décevoir son petit frère.

Puis avant d'aller faire sa sieste, Chloé regarda par la fenêtre. Dehors, il neigeait de  petits flocons. Les maisons étaient toutes décorées. Puis tout à coup, en regardant vers le ciel, elle vit un immense traîneau voler au dessus des maisons. Mais ce n'était pas un traîneau ordinaire...

Il était tiré par des rennes, et  une gros monsieur à la barbe blanche habillé en rouge les guidait. En plus, en dessus du traîneau était empilé une multitude de cadeaux enveloppés des plus beaux papiers d'emballage au monde !!!

Le Père Noël fit un geste de la main pour saluer Chloé qui le regardait les yeux ronds comme des billes. "C'est le Père Noël, le vrai !  ça, il n'y a aucun doute" pensa Chloé. Puis le Père Noël disparut tranquillement dans le ciel pour continuer sa remise des cadeaux.

Pour Chloé, ce Noël ci fut le plus beau de tous les Noël parce qu'elle savait que le Père Noël existait pour vrai, peu importe ce qu'en pensaient ses amis.











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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Jeu 14 Déc - 8:10

L'historiette du jour :
La légende des flocons de neige
(Hellokids.com)
Il était une fois, il y a longtemps, habitaient de petits moutons argentés dans le ciel ! St-Pierre les avaient adoptés pour passer le temps ! Il les surnommaient flow ou flo ! Cela voulait dire "enfants" car ceux-ci n'arrêtaient pas de courir et de jouer partout.

Lire la suite de l'historiette:
Ils étaient très doux mais aussi très capricieux. Parfois, ils allaient courir dans le ciel. Mais de petites étoiles restaient accrochées à leur laine. Un jour, Dieu décida d'emmener le froid au monde !

Mais les petits moutons, très capricieux et nécessitant un petit confort chaud et douillet, se mirent à courir dans tous sens sur les nuages ! Si vite que les étoiles se décollèrent de leur laine et tombèrent du ciel !

Dieu était très ravi et donna à ces petites étoiles blanches, le nom de flocon (mélange de flow et de moutons). C'est depuis ce jour qu'on peut apercevoir des petits flocons tomber du ciel !!!










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Ven 15 Déc - 5:54

L'historiette :
La fusée
(Hellokids.com)
Cette année-là, le Père-Noël chercha en vain son traîneau. Une furieuse tempête venait de l'emporter. Le bonhomme rouge dut donc faire du stop. C'est ainsi qu'il monta à bord de la fusée de Patatic et Patatac qui se dirigeaient vers leur planète.

Lire la suite de l'historiette:
"Tu viens avec nous sur Patate, bonhomme rouge ?"

"J'aimerais mieux que vous m'aidiez à chercher mon traîneau".

"D'accord. Mais c'est toi qui prend les commandes de la fusée".

"C'est parti ..."

Patatic et Patatac aperçurent rapidement un traîneau.

"Ca y est. Le voilà ton traîneau".

"Non, c'est celui de mon frère. Celui qui livre la planète Banane".

Patatic et Patatac découvrirent ensuite un second traîneau.

"Eh! Celui-là il est encore plus beau. Regarde".

"Encore raté ! Celui-là appartient à mon autre frère. Il descend tous les ans sur la planète Lunette".

"Et là-bas, il y en a encore un autre".

"C'est celui de mon cousin qui livre sur Barbapapa".

Patatic et Patatac en eurent vite assez de chercher ce fichu traîneau.

"Ca y est. Il est là mon traîneau. C'est le plus beau de tous !"

"Mais, c'est un traîneau en forme de tête !"

"Et oui, je livre sur la planète Chapeaubreton. Enfin, je vais pouvoir reprendre mes livraisons".

Le lendemain, tous les enfants de la planète Chapeaubreton eurent la surprise de voir leurs cadeaux recouverts de poussières planétaires inconnues. Et pour se souvenir de cette grande aventure avec Patatic et Patatac, le Père-Noël décida de parsemer son habit rouge d'éclats de planètes. Ils y sont toujours ....










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Sam 16 Déc - 7:24

L'historiette du jour :
La hotte a disparu (Hellokids.com)

Le jour de Noël se passait très bien jusqu'à ce que le père noël découvre qu'il n'avait plus sa hotte.

Lire la suite de l'historiette:
Le père Noël était déboussolé, il ne savait quoi faire jusqu'à que son lutin Rudolf lui dise quoi faire. Le père fit ce que Rudolf lui avait dit. Il alla donc voir si elle était rangée dans sa chambre, mais elle n'y était pas.

Il regarda partout sauf dans son atelier. Il fut une petite pause le temps de réfléchir. Il prépara ses rennes pour les livraisons des cadeaux. Son renne au nez rouge lui demanda ce que le père noël avait.

Le père noël répondit :

- Je ne trouve plus ma hotte.

- Que dois-je faire ?

- As-tu regardé dans ton atelier ?

- Non, dit le père Noël.

- Attends je vais t'aider, dit le renne.

- Merci, dit le père Noël.

Tous les deux sont alors allé voir où était la hotte du père Noël mais ils n'avaient rien trouvé jusqu'à ce que le père Noël se rappele où il l'avait mis.

- Mais que je suis bête je l'ai mis dans l'armoire qui est dans mon atelier.

- Je possède une clef pour cette armoire.

Le renne était très fier d'avoir retrouvé la hotte du père Noël et l'histoire se finit avec les livraison des cadeaux.










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Dim 17 Déc - 6:06

L'historiette du jour :
Le bug de l'an 2000
(hellokids.com)
Le Père Noël est très inquiet, il est même complètement catastrophé : Pour la première fois depuis que les enfants existent et que le monde est monde, il ne peut pas apporter ses cadeaux à tous les enfants de la terre : les sages , les moins sages et les autres. Le prochain Noël, sera le premier Noël du monde sans aucun cadeau !!!
Les pieds des sapins de Noël, si joliment décorés resteront vides ! Aucune voiture radioguidée, aucune poupée, pas le moindre bonbon, Pas un seul petit cadeau ! Rien du tout !!!!

Lire la suite de l'historiette:
Ce sera le Noël le plus triste de l'histoire du monde.

Tout a commencé il y a deux cents ans. Les enfants étaient peu nombreux car beaucoup tombaient gravement malades. Il y avait à peine 200 millions d'enfants. Comme le Père Noël fait travailler dix millions lutins. Chaque lutin s'occupait de 20 enfants (ce qui est très facile pour un lutin magique, et très difficile pour une Maman ou un Papa). Donc, à chaque Noël, tout ce passait très bien.

Et puis, on a inventé de nouveaux médicaments pour guérir les maladies, des machines pour moins se fatiguer, des tracteurs pour mieux se nourrir ...

Le nombre d'enfants se mit à augmenter de plus en plus, de plus en plus vite. Si bien qu'aujourd'hui ils sont 1007235027 enfants à attendre les cadeaux de Noël.

Avec autant d'enfants, le Père Noël travaille sans arrêt, il en a assez.Tellement assez qu'il veut même s'arrêter, partir en vacances.

Mais un jour, heureusement les hommes ont inventé l'ordinateur. Avec cette invention, le Père Noël est content.

Alors, Noël dernier, il a caché dans ton jouet préféré (le doudou de bébé, la voiture de Papa, la poupée blonde d'Emilie, le sac à main de Maman, le vaisseau intergalactique de Gilles, etc..) une puce éléctronique, qui dit par satellite, à l'ordinateur du Père Noël, si tu as été sage et les cadeaux que tu demandes.

Grace à cette puce et à cet ordinateur, tout est devenu automatique. Le Père Noël imprime, sans se fatiguer, la liste de cadeaux à donner aux enfants de la Terre. Avec un logiciel très compliqué, l'ordinateur décide tout seul quels cadeaux choisir.

Quand l'enfant, ou ses parents, ne croient plus au Père Noël, l'ordinateur les raye de la liste. Ce sont eux qui sont obligés d'acheter les cadeaux dans les magasins.

Et voilà qu'aujourd'hui le logiciel ne marche pas. L'imprimante ne veut pas imprimer. Le Père Noël rebranche tous les fils, éteint et allume la machine, mais l'ordinateur ne veut rien savoir. Il est en panne, il ne veut pas imprimer la liste des cadeaux. Il ne veut même plus s'allumer. Il est malade ou il fait un caprice.

Alors, le Père Noël appelle aussitôt les plus grands savants de la Terre, les spécialistes des caprices, les professeurs d'ordinateur, pour qu'ils impriment enfin la liste de cadeaux des enfants du monde.

Après avoir longtemps examiné l'imprimante, ausculté le disque dur, regardé l'éléctronique, tous ces savants arrivent à la même conclusion :

L'ordinateur a attrapé une maladie éléctronique qui s'appelle la maladie du "Bogue-de-l'an-2000-une-semaine-avant".

Mais aucun des savants n'est capable de le réparer.

Quand c'est cassé, c'est cassé, disent-ils, achetez en un nouveau.

Avec tous les enfants et tous les cadeaux, votre ordinateur à l'habitude de très gros chiffres, ajoutent les professeurs.

Un chiffre aussi petit que la date 01 01 00 (1er janvier 2000) lui fait peur.

Votre ordinateur, Père Noël, est très malin, alors, il a peur une semaine avant, annonce un spécialiste.

On ne peut pas le réparer, attendez, il finira bien par guérir.

Le Père Noël a beau leur expliquer que 1007235027 enfants vont être terriblement malheureux, les savants ne veulent rien entendre.( Il faut dire que la majorité n'ont pas d'enfants. Ou bien, leurs enfants ne croient plus au Père Noël depuis longtemps, on a pas encore de preuve de l'existence officielle du Père Noël).

Les plus grands savants du monde, spécialistes et professeurs, ne savent pas réparer la maladie informatique du Bogue-de-l'an-2000-une-semaine-avant...

Le Père Noël est très inquiet, il est même complètement catastrophé : Pour la première fois depuis que les enfants existent et que le monde est monde, il ne peut pas apporter ses cadeaux à tous les enfants de la terre : les sages , les moins sages et les autres ! ! !

Personne n'aura son cadeau...

Mais, le Père Noël n'a pas été nommé : "Père Noël officiel de la planète Terre" pour rien. Il a beaucoup travaillé, fait de longues études et encore plus de devoirs à l'école des Pères Noël. Il monte aussitôt dans son traîneau magique tiré par des rennes de course, et le voilà parti pour essayer de sauver le dernier Noël avant l'an 2000.

Je vais d'abord convoquer tous les autres Pères Noël de l'espace, dit-il, celui de Saturne, celui de Jupiter et celui de Vénus et ceux des autres planètes.

Puis, je vais faire travailler toutes les usines de jouets de la Terre. Je vais encore demander à tous les lutins magique de l'univers de venir au Pole Nord pour m'aider à tout préparer.

Avec toute cette aide, le Noël du 25 décembre 1999 sera peut-être sauvé.

Mon ordinateur est toujours en panne. Je ferai sans doute des bétises (un super déguisement de pirate pour bébé, une poupée pour le petit frère, des bijoux pour Papa, ...)

Alors, si pour Noël tu ne reçois pas les cadeaux que tu m'as demandé, c'est parce que mon ordinateur est cassé.

Les enfants, les filles, les garçons, les bébés, ...

Pour les erreurs, excusez-moi, je fais de mon mieux.

Je vous, promets de réparer mon ordinateur pour le prochain Noël.

Signé : Le Père Noël
Maison de Noël au Pôle Nord
Planète Terre.











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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Lun 18 Déc - 6:42

L'historiette du jour :
Le cadeau sous le sapin
(Hellokids.com)
Il était une fois, une chatte nomme Moune qui n'avait pas de foyer. Elle était noire, et petite.

Lire la suite de l'historiette:
C'était difficile pour elle, car c'était le 24 décembre, et Moune devais avoir des chatons. Alors pendant la nuit, Moune creusa une petite tanière sous un sapin de Noël et elle mit ses chatons au monde .

Le lendemain, a l'aube, trois petits frères ont trouvé les trois chatons et leurs mère sous leurs sapin. Ils les ont pris doucement, comme un présent du ciel, le merveilleux cadeau d'un sapin de Noël.











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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Mar 19 Déc - 6:48

L'historiette du jour :
Conte de Noël
(Hellokids.com)
Le docteur Bonenfant cherchait dans sa mémoire, répétant à mi-voix : " Un souvenir de Noël ?... Un souvenir de Noël ?... "
Et tout à coup, il s'écria :
- Mais si, j'en ai un, et un bien étrange encore ; c'est une histoire fantastique. J'ai vu un miracle ! Oui, mesdames, un miracle, la nuit de Noël.

Lire la suite de l'historiette:
Cela vous étonne de m'entendre parler ainsi, moi qui ne crois guère à rien. Et pourtant j'ai vu un miracle ! Je l'ai vu, fis-je, vu, de mes propres yeux vu, ce qui s'appelle vu.

En ai-je été fort surpris ? non pas ; car si je ne crois point à vos croyances, je crois à la foi, et je sais qu'elle transporte les montagnes. Je pourrais citer bien des exemples ; mais je vous indignerais et je m'exposerais aussi à amoindrir l'effet de mon histoire.

Je vous avouerai d'abord que si je n'ai pas été fort convaincu et converti par ce que j'ai vu, j'ai été du moins fort ému, et je vais tâcher de vous dire la chose naïvement, comme si j'avais une crédulité d'Auvergnat. J'étais alors médecin de campagne, habitant le bourg de Rolleville, en pleine Normandie. L'hiver, cette année-là, fut terrible. Dès la fin de novembre, les neiges arrivèrent après une semaine de gelées. On voyait de loin les gros nuages venir du nord ; et la blanche descente des flocons commença. En une nuit, toute la plaine fut ensevelie.

Les fermes, isolées dans leurs cours carrées, derrière leurs rideaux de grands arbres poudrés de frimas, semblaient s'endormir sous l'accumulation de cette mousse épaisse et légère. Aucun bruit ne traversait plus la campagne immobile. Seuls les corbeaux, par bandes, décrivaient de longs festons dans le ciel, cherchant leur vie inutilement, s'abattant tous ensemble sur les champs livides et piquant la neige de leurs grands becs. On n'entendait rien que le glissement vague et continu de cette poussière tombant toujours.

Cela dura huit jours pleins, puis l'avalanche s'arrêta. Là terre avait sur le dos un manteau épais de cinq pieds. Et, pendant trois semaines ensuite, un ciel clair, comme un cristal bleu le jour, et, la nuit, tout semé d'étoiles qu'on aurait crues de givre, tant le vaste espace était rigoureux, s'étendit sur la nappe unie, dure et luisante des neiges.

La plaine, les haies, les ormes des clôtures, tout semblait mort, tué par le froid. Ni hommes ni bêtes ne sortaient plus : seules les cheminées des chaumières en chemise blanche révélaient la vie cachée, par les minces filets de fumée qui montaient droit dans l'air glacial.

De temps en temps on entendait craquer les arbres, comme si leurs membres de bois se fussent brisés sous l'écorce ; et, parfois, une grosse branche se détachait et tombait, l'invincible gelée pétrifiant la sève et cassant les fibres.

Les habitations semées çà et là par les champs semblaient éloignées de cent lieues les unes des autres. On vivait comme on pouvait. Seul, j'essayais d'aller voir mes clients les plus proches, m'exposant sans cesse à rester enseveli dans quelque creux.

Je m'aperçus bientôt qu'une terreur mystérieuse planait sur le pays. Un tel fléau, pensait-on, n'était point naturel. On prétendit qu'on entendait des voix la nuit, des sifflements aigus, des cris qui passaient.

Ces cris et ces sifflements venaient sans aucun doute des oiseaux émigrants qui voyagent au crépuscule, et qui fuyaient en masse vers le sud. Mais allez donc faire entendre raison à des gens affolés. Une épouvante envahissait les esprits et on s'attendait à un événement extraordinaire.

La forge du père Vatinel était située au bout du hameau d'Epivent, sur la grande route, maintenant invisible et déserte. Or, comme les gens manquaient de pain, le forgeron résolut d'aller jusqu'au village. Il resta quelques heures à causer dans les six maisons qui forment le centre du pays, prit son pain et des nouvelles, et un peu de cette peur épandue sur la campagne. Et il se mit en route avant la nuit.

Tout à coup, en longeant une haie, il crut voir un oeuf dans la neige ; oui, un oeuf déposé là, tout blanc comme le reste du monde. Il se pencha, c'était un oeuf en effet. D'où venait-il ? Quelle poule avait pu sortir du poulailler et venir pondre en cet endroit ? Le forgeron s'étonna, ne comprit pas ; mais il ramassa l'oeuf et le porta à sa femme.

- Tiens, la maîtresse, v'là un oeuf que j'ai trouvé sur la route !

La femme hocha la tête :

- Un oeuf sur la route ? Par ce temps-ci, t'es soûl, bien sûr ?

- Mais non, la maîtresse, même qu'il était au pied d'une haie, et encore chaud, pas gelé. Le v'là, j'me l'ai mis sur l'estomac pour qui n'refroidisse pas. Tu le mangeras pour ton dîner.

L'oeuf fut glissé dans la marmite où mijotait la soupe, et le forgeron se mit à raconter ce qu'on disait par la contrée. La femme écoutait toute pâle. "Pour sûr que j'ai entendu des sifflets l'autre nuit, même qu'ils semblaient v'nir de la cheminée."

On se mit à table, on mangea la soupe d'abord, puis, pendant que le mari étendait du beurre sur son pain, la femme prit l'oeuf et l'examina d'un oeil méfiant.

- Si y avait quelque chose dans c't'oeuf ?

- Qué que tu veux qu'y ait ?

- J'sais ti, mé ?

- Allons, mange-le, et fais pas la bête.

Elle ouvrit l'oeuf. Il était comme tous les oeufs, et bien frais. Elle se mit à le manger en hésitant, le goûtant, le laissant, le reprenant. Le mari disait : " Eh bien ! qué goût qu'il a, c't'oeuf ? "

Elle ne répondit pas et elle acheva de l'avaler ; puis, soudain, elle planta sur son homme des yeux fixes, hagards, alliolés, leva les bras, les tordit et, convulsée de la tête aux pieds, roula par terre, en poussant des cris horribles.

Toute la nuit elle se débattit en des spasmes épouvantables, secouée de tremblements effrayants, déformée par de hideuses convulsions. Le forgeron, impuissant à la tenir, fut obligé de la lier. Et elle hurlait sans repos, d'une voix infatigable :

- J'l'ai dans l'corps ! J'l'ai dans l'corps !

Je fus appelé le lendemain. J'ordonnai tous les calmants connus sans obtenir le moindre résultat. Elle était folle. Alors, avec une incroyable rapidité, malgré l'obstacle des hautes neiges, la nouvelle, une nouvelle étrange, courut de ferme en ferme : " La femme du forgeron qu'est possédée ! " Et on venait de partout, sans oser pénétrer dans la maison ; on écoutait de loin ses cris affreux poussés d'une voix si forte qu'on ne les aurait pas crus d'une créature humaine.

Le curé du village fut prévenu. C'était un vieux prêtre naïf. Il accourut en surplis comme pour administrer un mourant et il prononça, en étendant les mains, les formules d'exorcisme, pendant que quatre hommes maintenaient sur un lit la femme écumante et tordue. Mais l'esprit ne fut point chassé. Et la Noël arriva sans que le temps eût changé.

La veille au matin, le prêtre vint me trouver :

- J'ai envie, dit-il, de faire assister à l'office de cette nuit cette malheureuse. Peut-être Dieu fera-t-il un miracle en sa faveur, à l'heure même où il naquit d'une femme.

Je répondis au curé :

- Je vous approuve absolument, monsieur l'abbé. Si elle a l'esprit frappé par la cérémonie (et rien n'est plus propice à l'émouvoir), elle peut être sauvée sans autre remède.

Le vieux prêtre murmura :

- Vous n'êtes pas croyant, docteur, mais aidez-moi, n'est-ce pas ? Vous vous chargez de l'amener ?

Et je lui promis mon aide. Le soir vint, puis la nuit ; et la cloche de l'église se mit à sonner, jetant sa voix plaintive à travers l'espace morne, sur l'étendue blanche et glacée des neiges. Des êtres noirs s'en venaient lentement, par groupes, dociles au cri d'airain du clocher. La pleine lune éclairait d'une lueur vive et blafarde tout l'horizon, rendait plus visible la pâle désolation des champs. J'avais pris quatre hommes robustes et je me rendis à la forge.

La possédée hurlait toujours, attachée à sa couche. On la vêtit proprement malgré sa résistance éperdue, et on l'emporta. L'église était maintenant pleine de monde, illuminée et froide ; les chantres poussaient leurs notes monotones ; le serpent ronflait ; la petite sonnette de l'enfant de choeur tintait, réglant les mouvements des fidèles. J'enfermai la femme et ses gardiens dans la cuisine du presbytère, et j'attendis le moment que je croyais favorable.

Je choisis l'instant qui suit la communion. Tous les paysans, hommes et femmes, avaient reçu leur Dieu pour fléchir sa rigueur. Un grand silence planait pendant que le prêtre achevait le mystère divin. Sur mon ordre, la porte fut ouverte et les quatre aides apportèrent la folle.

Dès qu'elle aperçut les lumières, la foule à genoux, le choeur en feu et le tabernacle doré, elle se débattit d'une telle vigueur, qu'elle faillit nous échapper, et elle poussa des clameurs si aiguës qu'un frisson d'épouvante passa dans l'église ; toutes les têtes se relevèrent ; des gens s'enfuirent. Elle n'avait plus la forme d'une femme, crispée et tordue en nos mains, le visage contourné, les yeux fous. On la traîna jusqu'aux marches du choeur et puis on la tint fortement accroupie à terre.

Le prêtre s'était levé ; il attendait. Dès qu'il la vit arrêtée, il prit en ses mains l'ostensoir ceint de rayons d'or, avec l'hostie blanche au milieu, et, s'avançant de quelques pas, il l'éleva de ses deux bras tendus au-dessus de sa tête, le présentant aux regards effarés de la démoniaque. Elle hurlait toujours, l'oeil fixé, tendu sur cet objet rayonnant. Et le prêtre demeurait tellement immobile qu'on l'aurait pris pour une statue. Et cela dura longtemps, longtemps.

La femme semblait saisie de peur, fascinée ; elle contemplait fixement l'ostensoir, secouée encore de tremblements terribles, mais passagers, et criant toujours, mais d'une voix moins déchirante. Et cela dura encore longtemps.

On eût dit qu'elle ne pouvait plus baisser les yeux, qu'ils étaient rivés sur l'hostie ; elle ne faisait plus que gémir ; et son corps raidi s'amollissait, s'affaissait.

Toute la foule était prosternée, le front par terre. La possédée maintenant baissait rapidement les paupières, puis les relevait aussitôt, comme impuissante à supporter la vue de son Dieu. Elle s'était tue. Et puis soudain, je m'aperçus que ses yeux demeuraient clos. Elle dormait du sommeil des somnambules, hypnotisée, pardon ! vaincue par la contemplation persistante de l'ostensoir aux rayons d'or, terrassée par le Christ victorieux.

On l'emporta, inerte, pendant que le prêtre remontait vers l'autel. L'assistance, bouleversée, entonna le Te Deum d'action de grâces. Et la femme du forgeron dormit quarante heures de suite, puis se réveilla sans aucun souvenir de la possession ni de la délivrance. Voilà, mesdames, le miracle que j'ai vu.

Le docteur Bonenfant se tut, puis ajouta d'une voix contrariée : " Je n'ai pu refuser de l'attester par écrit. "











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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Mer 20 Déc - 7:11

L'historiette du jour :
La magie du 24 décembre
(Hellokids.com)
Il était une fois, une petite fille nommée Chloé qui avait environ 8 ans. A l'école, tout les amis de Chloé lui disaient que le Père Noël n'existait pas et celle-ci avait beaucoup de peine a l'idée que ce magnifique monsieur à la longue barbe blanche ne soit pas réel...

Lire la suite de l'historiette:
C'était bientôt Noël, mais Chloé n'avait guère envie de fêter. Elle se disait "A quoi bon fêter Noël si le Père Noël n'existe pas... il n'y a plus de magie maintenant, ce n'est qu'une fête comme les autres !!" Comme Chloé avait un petit frère âgé de 4 ans, il ne fallait surtout pas lui révéler ce qu'elle avait appris au sujet du Père Noël...

Donc la tradition se fit comme à chaque année. A 8 heure, c'était l'heure de la sieste pour laisser le temps au Père Noël d'aller porter les cadeaux en dessous de l'arbre. Ils laissèrent trois biscuits aux brisures de chocolat sur la table avec un immense verre de lait. Chloé trouvait cela stupide mais faisait comme si de rien n'était pour ne pas décevoir son petit frère.

Puis avant d'aller faire sa sieste, Chloé regarda par la fenêtre. Dehors, il neigeait de petits flocons. Les maisons étaient toutes décorées. Puis tout à coup, en regardant vers le ciel, elle vit un immense traîneau voler au dessus des maisons. Mais ce n'était pas un traîneau ordinaire...

Il était tiré par des rennes, et une gros monsieur à la barbe blanche habillé en rouge les guidait. En plus, en dessus du traîneau était empilé une multitude de cadeaux enveloppés des plus beaux papiers d'emballage au monde !!!

Le Père Noël fit un geste de la main pour saluer Chloé qui le regardait les yeux ronds comme des billes. "C'est le Père Noël, le vrai ! ça, il n'y a aucun doute" pensa Chloé. Puis le Père Noël disparut tranquillement dans le ciel pour continuer sa remise des cadeaux.

Pour Chloé, ce Noël ci fut le plus beau de tous les Noël parce qu'elle savait que le Père Noël existait pour vrai, peu importe ce qu'en pensaient ses amis.











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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Jeu 21 Déc - 6:45

L'historiette du jour :
La nuit du réveillon
(hellokids.com)
Un grand sapin se dressait au milieu de la chambre de Sophie. La petite fille dormait dans son lit. C'était la nuit de Noël. Le clair de lune brillait entre les lames des volets. Il était six heures cinquante neuf minutes puis tout d'un coup, bip, bip, bip! Le réveil sonna.

Lire la suite de l'historiette:
Sophie se réveilla d'un tel bond qu'elle alla presque toucher le plafond ; à peine retombée dans son lit, elle courût juste devant la porte de la chambre des parents. Là, elle s'arrêta et marcha tout doucement jusqu'au salon. Quand elle vit tous ses cadeaux, elle eut le coeur plein de joie, elle alla déballer ses cadeaux. Puis, le chat de Sophie qu'elle avait nommé Tee-shirt, parce qu'il ressemblait à un Tee-shirt tout mou, vint. Il avait une écharpe autour du cou avec des lettres dessus. Sophie lut:

- Noël c'est plein de cadeaux à déballer en famille.

Quand elle eut fini, ça lui a fait "tilt". Elle se souvint de ce que son Papa lui avait dit:

- Sophie, tu n'as pas intérêt à déballer les cadeaux sans tout le monde. Sinon : des épinards bouillis au petit déjeuner.

Elle détestait plus que tout les épinards bouillis. Sophie eut très peur, elle se ressaisit et essaya d'avoir une idée. Sophie réfléchit longtemps, très longtemps. Puis elle fonça dans sa chambre sans faire attention à celle des parents. Elle ouvrit son tiroir secret et prit un papier doré et un autre argenté. Elle prit aussi son scotch invisible. Ensuite, elle retourna dans le salon et elle fit de son mieux pour remballer les cadeaux.

Tout d'un coup elle entendit des bruits de pas. Sophie était horrifiée, elle n'avait plus le temps de retourner dans sa chambre. Sophie chercha une cachette "derrière les rideaux? non, trop voyant" pensa-t-elle. "Sous la chaise, non, trop petit." Alors elle s'enferma dans l'armoire. Son coeur battait de plus en plus vite. Puis Sophie vit Tee-shirt qui avait égaré dans l'armoire sa souris en plastique.

Tout à coup Sophie entendit un bâillement ; c'était son père, elle en était sûre. Tee-shirt sortit alors en donnant un coup dans une des portes de l'armoire qui s'ouvrit brusquement. Vite elle se cacha derrière l'autre porte de l'armoire .Tout à coup une idée lui vint en tête. Elle prit un grand manteau, se cacha dessous et sortit par la porte elle tremblait à l'idée que son père la voit. Sophie était presque sortie du salon lorsqu'elle entendit son chat qui la poursuivait; Tee-shirt sauta sur le manteau et le mordit.

Elle vit la souris coincée dans la manche. Sophie la prit et la jeta le plus loin possible par dessous le manteau. Le chat partit à la recherche de la souris. Elle continua à ramper, sortit du salon mais devant, horreur, sa mère se tenait debout, elle lui dit:

- Qu'est-ce-que tu fais là ?

- J'étais juste venue et j'ai pris le manteau pour un monstre.

- Un monstre! Mais comment sais-tu que c'était le manteau alors ?

Là, Sophie ne pouvait plus répondre; Sa mère avait tout compris. Alors, elle dit :

- Ce n'est pas grave, nous n'avons plus d'épinard...










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Ven 22 Déc - 6:24

L'historiette du jour :
La halte du père Noel (contes Bizz)

Pour un Québécois, il faut que Noël soit blanc ! C'est-à-dire que, le 25 décembre, il faut que la neige ait déjà recouvert villes et campagnes sinon ce n'est pas un vrai Noël. Il va sans dire que les sapins, les guirlandes, les lumières sont omniprésents durant la période des fêtes. Il n'y a pas si longtemps, Noël était surtout une célébration religieuse et l'on festoyait en famille après la messe de minuit. Aujourd'hui le petit Jésus de la crèche n'en mène pas large. Le Père Noël occupe beaucoup de place dans l'imagerie, sa silhouette se retrouve partout et la folie de la consommation a gagné toute l'Amérique.

Lire la suite de l'historiette:
Mais on s'arrête parfois pour rêver, comme ce Père Noël qui fait une halte méritée dans la forêt québécoise.

Il fait nuit à Plumebois. Tous les animaux sont éveillés. Qui a envie de dormir la nuit de Noël ? Surtout à Plumebois où tous les habitants savent très bien qu'après minuit le Père Noël s'arrêtera chez eux.

Comment ? Tu ne le sais pas ? Bien sûr que non, j'oubliais. Puisque c'est un secret. Seuls les habitants de Plumebois le savent. Au village, à Plumetis, personne ne le sait.

Tous les ans, après sa tournée, le Père Noël vient se reposer à Plumebois.

Cette nuit, le ciel est clair et tout semé d'étoiles. La neige est fraîchement tombée de ce matin. Dans le chêne, on fait des paris.

- Je parie six noisettes que je le verrai le premier, dit l'écureuil roux.

- Et moi, je parie deux vers que je l'entendrai le premier, dit la mésange.

- Urk, merci pour tes vers, reprend l'écureuil dégoûté.

- Ne faites pas tant de bruit, espèces de bavards, leur dit la chouette.


« Que c'est long d'attendre ! » pensent les lièvres.

Les lièvres pourtant ne savent pas très bien ce qu'ils attendent. L'an dernier, à la même date, ils n'étaient même pas nés.

- Soyez patients, leur dit leur maman.

Les perdrix sautillent, courent, s'agitent.

Que c'est long, que c'est long !

Pendant ce temps, à l'orée du bois, le cerf fait le guet.

Le coucou, perché sur la tête du cerf, transmet les messages aux autres.


- Ne vois-tu donc rien encore ? demande le coucou.

- Non. Et toi, n'entends-tu rien encore ? demande le cerf.

- Rien, répond le coucou.

Autour du chêne, les écureuil entassent des branches de sapins.

Le raton laveur court au ruisseau. Il cassa la glace. Il remplit d'eau un cornet en écorce qu'a fabriqué le renard. Les lièvres n'en peuvent plus d'attendre. Ils sont si fatigués d'avoir gambadé dans la neige tout le jour.

- Si nous faisions une petite sieste, en attendant, propose le plus grand.

- La bonne idée, décident les trois frères.

Et chacun se fait un petit trou sous la neige et s'endort.
Les écureuils n'arrêtent pas d'aller et venir dans les branches. L'écureuil roux a sûrement oublié son pari. Le voici, le nez dans la neige, qui gratte le sol pour retrouver ses noisettes. À ce moment, la mésange arrive à tire-d'aile.

- J'entends la clochette, j'entends la clochette, crie-t-elle haletante.

Le coucou, distrait, n'a rien vu. La mésange, elle, a gagné son pari.

Le coucou s'envole très haut au-dessus des arbres. Il redescend très vite :

- Oui ! c'est lui, dit-il au cerf. Je l'ai vu.

Le coucou part vite avertir les animaux. Mais tout le monde sait déjà la nouvelle. Et tous les habitants attendent le cœur battant. C'est le Père Noël !

Le cerf, à l'orée du bois, ne voit toujours rien. Il tremble un peu, tout seul dans le noir. Il entend le bruit doux de quelque chose qui glisse sur la neige, et le faible tintement d'une clochette.

Le son de la clochette se rapproche. Mais on ne voit toujours rien dans le noir. Le cœur du cerf bat très fort. Tout à coup, voici qu'il voit avancer vers lui dans la nuit un drôle de cerf. Un cerf plus grand que lui, avec un panache étonnant dont il n'a jamais vu le pareil.

Le cerf en reste bouche bée.

- Qui est-ce ?

Lui qui devait accueillir le Père Noël, il est si surpris qu'il ne peut dire un mot. Heureusement que le coucou, voyant la mine étonnée du cerf, vient lui dire à l'oreille :

- C'est le caribou du Père Noël.

- Ah ! le caribou... et le cerf ouvre grand ses yeux.

Derrière le caribou vient le traîneau blanc. Dedans, le Père Noël est endormi. Il n'a pas besoin de tenir les rênes. Le caribou sait le chemin par cœur. Le gros sac dans la traîneau est tout aplati. Tous les cadeaux sont distribués, à Plumetis comme ailleurs. Arrivé près du chêne, le traîneau s'arrête.

Et le Père Noël s'éveille.

- Bonsoir, dit-il à tous, de sa bonne voix.

- Bonsoir, Père Noël, disent ensemble tous les animaux éblouis.

- Vite, vite les lièvres, réveillez-vous. Le Père Noël est là , crie la chouette.


Le Père Noël descend du traîneau. Il retire ses bottes brillantes, sa tuque* et ses mitaines.

- Comme vous êtes gentils de m'avoir fait un bon lit, dit-il.

Les perdrix apportent un oreiller de mousse et de plumes qu'elles ont confectionné en secret.

- Je vais bien me reposer, dit le Père Noël. Mais avant, dit-il, je vais fumer une bonne pipe.

Ce disant, le Père Noël sort de sa poche un petit bâton blanc et une jolie pipe brune qu'il met dans sa bouche. Les petits lièvres qui sont toujours en retard arrivent en se frottant les yeux.

- C'est lui le Père Noël ? demandent-ils.

- Chut,chut, disent les écureuils.

Le Père Noël frotte le petit bâton sur le patin du traîneau et une flamme jaillit. Il allume sa pipe : une fumée bleue monte dans le ciel au-dessus de Plumebois. Mmmm ! comme ça sent bon !

- Ah ! qu'il fait bon à Plumebois, dit le Père Noël.

Raton laveur lui porte son cornet plein d'eau fraîche.
Le Père Noël le boit tout d'un trait.

- Merci, dit le Père Noël.

Tout en fumant sa pipe, Père Noël parle à chacun, fait la connaissance des nouveaux et raconte, comme chaque Noël, son voyage.

- Maintenant, voici mon cadeau à vous, habitants de Plumebois, dit le Père Noël.

Les animaux se rapprochent et écarquillent leurs yeux. Ils voient le Père Noël sortir de sa poche une ficelle et s'en va jusqu'au sapin vert. Là, il attache un des bouts à une branche et garnit tout le sapin. Les animaux se regardent, étonnés.

- Qu'est-ce que c'est ? demandent-ils tous à la fois.

- C'est un calendrier, explique le Père Noël. Un calendrier à manger.

Un calendrier ... qu'on mange ? Lièvres, écureuils, oiseaux, raton laveur, renard ne comprennent rien du tout.

- Ces boules de ficelles sont des fruits secs et des noisettes.

Vous les aimez bien, n 'est-ce pas ? dit le Père Noël.

- Oui, oui, répondent ensemble les habitants de Plumebois.

- Eh bien ! À partir de demain, allez au sapin et mangez un fruit de la guirlande. Mais n'en mangez qu'un seul par jour. Puis, quand il n'en restera plus, cela voudra dire que je reviendrai cette nuit-là chez vous, à Plumebois.

Les animaux de Plumebois sont en admiration devant le sapin-calendrier :

- Nous avons un calendrier, nous avons un calendrier ! se mettent-ils à chanter.

Et pensez donc s'il est heureux ce sapin. C'est le Père Noël lui-même qui l'a décoré !

- Combien y a-t-il de fruits ? demande le renard.

- Je vais les compter, propose un écureuil. Mais il y en a trop.

Le Père Noël, amusé, leur dit :

- Il y en a 364.

- Ah ! font ensemble les animaux émerveillés.

- Maintenant, je vais me reposer un peu, dit le Père Noël en se couchant sur le lit de branches. Mais veillez bien pendant que je dors : gardez bien votre secret. Il faut que personne ne me voie, sinon je ne pourrai plus faire halte à Plumebois. Aussitôt lièvres, écureuils, mésanges, coucous se postent aux quatre coins de Plumebois comme sentinelles.

Autour de Plumebois, on ne voit que les prés qui dorment sous la neige. Il y a aussi quelques chemins creux qui traversent les prés ou longent les champs, puis qui mènent au village de Plumetis.

À Plumetis, les maisons sont serrées les unes contre les autres, comme pour se tenir bien au chaud ensemble. Cette nuit, après toutes les festivités de Noël, le village s'est endormi. Il reste bien une lumière ici et là mais tout dort. C'est justement ce moment qu'attendent les cheminées. Toutes les nuits d'hiver, quand tout est endormi, les cheminées se parlent. Alors, elles lancent leurs longs rubans dans le ciel. Elles font des courses, des guirlandes et s'amusent à courir entre les étoiles. Jamais elles ne font de telles choses le jour ! Cette nuit, elles ont attendu longtemps, longtemps que tout soit endormi.

- Enfin ! se disent-elles quand tout s'est tu à Plumetis.

Chacune, en déroulant ses rubans de fumée, raconte le Noël de sa maison.

- On a grillé des guimauves chez moi.

- Chez moi, les enfants ont trouvé un petit chat dans leurs chaussons !

- Chez nous, les enfants ont reçu une grande traîne* sauvage du Père Noël.

- Chez moi, le papa est malade. Les enfants lui ont chanté de jolies chansons, tout doucement, pour l'égayer.


Les cheminées se connaissent toutes. Elles sont à Plumetis depuis très longtemps, et tous les soirs d'automne et d'hiver elles bavardent. Mais ce soir de Noël une surprise les attend. Là-bas, au-dessus de Plumebois, s'élève une mince fumée bleue qu'elles n'ont jamais vue avant.

- Qui est-ce donc ?

- Y aurait-il une cheminée à Plumebois ?

- Depuis quand ?

- D'où sort-elle ?

- Allons voir !

Et les cheminées qui, en plus d'être bavardes, sont très, très curieuses, étirent leurs fumées bleues, blanches, grises. Excitées par l'idée de découvrir peut-être un secret à Plumebois, elles s'étirent, s'étirent, mais n'arrivent pas à rattraper la fine fumée bleue.

- Aidez-nous, les étoiles ! demandent-elles.

Mais les étoiles ne savent pas comment.

- Aidez-nous, monsieur le vent ! demandent-elles.

Monsieur le vent veut bien, pour cette nuit, leur donner une petite poussée. Mais ce n'est pas assez, et déjà la fine fumée bleue de Plumebois a disparu. Les cheminées de Plumetis sont fort déçues. Toutefois, en plus d 'être bavardes et curieuses, elles sont aussi très étourdies. Si bien qu'elles oublient vite leur tentative et reprennent leurs bavardages.


Ouf ! Le secret de Plumebois n'a pas été découvert. Les Lièvres qui, comme chacun sait, ne sont pas très patients, ont abandonné leur guet. Ils s'amusent avec raton laveur à essayer les grosses mitaines et la tuque* du Père Noël.

Les écureuils ont bien du mal à se retenir d'aller croquer des noisettes sur le sapin-calendrier.

Pendant que dort le Père Noël, son fidèle caribou se promène à travers les arbres comme il n'y en a pas dans son pays.

- Mon cousin, dit-il au cerf, viens me dire le nom de tes grands arbres.

Et Cerf lui présente les érables, les frênes, les chênes.

- Chez moi, je mange des lichens, dit le caribou, et toi ?

- Des lichens, qu'est-ce que c'est que ça ? demande le cerf.


La chouette, postée en haut du chêne fait soudain hou-hou-hou-hou. Attention, attention, voici quelqu'un !

Quel affolement ! Tous les animaux se précipitent vers le traîneau. Ils hissent le gros sac vide hors du traîneau et le tirent sur le Père Noël pour le cacher. Le caribou et le cerf oublient vite leur conversation et arrivent en courant. Un oiseau blanc vient se poser sans bruit sur le panache du caribou.

Aussitôt Caribou rassure tout le monde :

- C'est Bruant, dit-il.

Mais « Bruant », ça ne veut rien dire aux habitants de Plumebois.
Ce n'étaient pas des pas que la chouette avait entendus, mais le bruit de deux ailes dans la nuit.

- Comme tu nous as fait peur, Bruant ! dit Caribou.

Bruant, c'est un petit oiseau tout blanc : Bruant des neiges est son vrai nom. Bruant des neiges accompagne toujours le Père Noël dans ses voyages. C'est lui qui détermine les trajets et qui sait quel chemin éviter s'il y a une tempête, quelle forêt traverser ...

Les animaux de Plumebois, revenus de leur frayeur, le saluent gentiment. Bruant avait quitté le Père Noël à l'orée de Plumebois, le sachant en sécurité, pour aller inspecter la route de la grande forêt.

- Il est l'heure de repartir, dit-il au Père Noël qui s'éveille.

Les petits lièvres sanglotent si fort qu'ils n'ont rien entendu.

- Père Noël ne viendra plus jamais, bou-hou, hou.

- Le secret est découvert, ou-ou.

- Oh ! ooohh.


Mais ils sèchent vite leurs larmes en voyant le Père Noël éclater de rire en les regardant. Si tu les voyais, toi aussi tu rirais !

L'un a la tuque* du Père Noël enfoncée sur les oreilles ; l'autre a mis les grosses mitaines dans ses pattes de derrière, et le troisième a sa longue écharpe enroulé autour du cou.

- Ne pleurez pas, petits lièvres. Bruant est mon ami. Il n'est pas un étranger.

- Ah ! soupirent les petits lièvres en remettant la tuque* , les mitaines et l'écharpe au Père Noël.

C'est donc l'heure du départ. Caribou reprend sa place devant le traîneau que le Père Noël attache solidement au harnais.

- Au revoir mon ami Cerf, dit le Caribou. À l'an prochain.

- À l'an prochain, répond Cerf, tout heureux de s'être fait un nouvel ami.

Père Noël, bien reposé et souriant, monte sur le traîneau blanc. Il salue tous les habitants de Plumebois et leur dit :

- Prenez bien soin de votre calendrier et surveillez les gourmands.

Tous promettent de respecter les règles et de ne manger qu'une « boule » par jour, même les gourmands.

- Bon voyage, disent tous les animaux.

Bruant ouvre la marche. La clochette tinte doucement tandis que le traîneau s'éloigne. Et le jour se lève sur Plumebois. La neige qui tombe recouvrira bientôt toutes les traces du traîneau. Tous les animaux soupirent de contentement.

Quelle belle nuit de Noël !











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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Sam 23 Déc - 6:31

L'historiette du jour :
Catastrophe, le Père Noël est malade Conte
(écrit par une classe de CM2 - contesbizz)
Aujourd’hui, c’est la veille de noël… Tous les enfants du monde attendent leurs cadeaux avec une grande impatience. Mais chez le Père Noël, c’est la panique ! Depuis plusieurs jours, il est malade, cloué au lit ! Alors, il décide que la Mère Noël fera la tournée. Malheureusement, elle n'a pas trouvé le traîneau.

Lire la suite de l'historiette:
Les lutins doivent en construire un, mais ils n'ont pas le matériel nécessaire et la nuit va tomber. Il est presque 18 heures, ce 24 décembre. L'heure de la tournée approche. Quand la Mère Noël va au magasin acheter le matériel, elle se tord la cheville. Elle appelle un employé, mais personne ne vient. Soudain, une femme aux yeux noirs apparaît et lui dit:

« Avez-vous besoin de moi ? - Euh ! Non, merci. » L'inconnue insiste : « - Venez chez moi ! C'est juste à côté.

- Bon, d'accord, répond la Mère Noël. » Pendant que l'inconnue l'aide à se rendre chez elle, la Mère Noël se demande pourquoi elle tient tant à ce qu'elles aillent dans sa maison. Arrivée chez l'inconnue, la Mère Noël n'en croit pas ses yeux : le traîneau qu'elle a cherché partout, est là, devant ses yeux...

L'inconnue voyant la Mère Noël très surprise lui explique qu'elle est une ancienne fée et que les lutins l'ont prévenue de la maladie du Père Noël. Elle voulait donc aider en préparant le traîneau. 5 La fée laisse un instant la mère Noël, le temps de monter dans son grenier. On entend un raffut incroyable.

Elle redescend avec une paire de béquilles. « Avec ces béquilles et mes pouvoirs magiques, vous n’aurez aucun mal à descendre les cheminées. » La mère Noël est si contente de retrouver son traîneau qu’elle lui dit : « Demandez ce que vous désirez et vous l’aurez. - Je voudrais redevenir la fée du Père Noël. Autrefois, j’étais sa meilleure fée. Je l’aidais tous les ans à préparer le traîneau, à fabriquer les cadeaux, puis à les distribuer. Mais un beau jour, le Père Noël n’a plus voulu de moi. Donc, je suis partie en pleurant et en me demandant pourquoi il m'avait virée. - D'accord, d'accord, j'ai compris. Vite ! C'est l'heure de partir faire la distribution des cadeaux. Je vais aller mettre tous les cadeaux dans le traîneau. Venez avec moi ! » Arrivées à la première maison, elles descendent le long de la cheminée. Mais les gens ont oublié leur chien dans la maison ! La mèreNoël, qui ne le voit pas, atterrit en lui donnant un grand coup de pied. Le chien se met à aboyer. La Mère-Noël ne sait plus quoi faire.

Alors, elle remonte dans la cheminée. Mais elle tombe une 2ème fois. Elle se fait mal à une jambe. Le chien continue à aboyer. Les gens se réveillent, ils voient la Mère Noël mais croyant rêver vont se recoucher. Le chien aboie toujours. La fée qui a entendu les aboiements apparaît avec une muselière pour endormir le chien. La Mère Noël demande à la fée de livrer les cadeaux et de faire la tournée à sa place. En échange elle redeviendra la fée du Père Noël.

La fée accepte et dit à la Mère Noël : « Venez dans le traîneau, je vais vous raccompagner ». Elle dépose la Mère Noël et part faire la tournée. En quelques heures, toutes les maisons sont remplies de cadeaux. Pendant ce temps, la Mère Noël parle avec le Père Noël et lui dit : « Votre ancienne fée veut redevenir votre fée ». Le Père Noël accepte. Lorsque la fée revient, après avoir distribué les cadeaux, elle soigne le Père Noël en un clin d'œil ! Tous sont contents et le Père Noël s'exclame : « J'espère que je ne serai plus jamais malade pour Noël ! »

FIN











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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Dim 24 Déc - 7:44

L'historiette du jour :
La nuit du 24 décembre
(Hellokids.com)
Ce jour là, la neige, soudain, se met à tomber ! Des milliers de flocons dansent dans le ciel. C'est la première fois qu'Oliver voit cela... Et, tout fou, il sort dans le jardin et court à droite, à gauche... essaie d'attraper les flocons.
Notre petit chat s'amuse tellement qu'il s'éloigne de la maison....loin, encore plus loin... Et le voilà dans les champs... Soudain, le chaton, s'arrête, regarde autour de lui....
Lire la suite de l'historiette:

Il comprend qu'il s'est perdu. Et comme il a froid ! A la maison , Audrey et Elisabeth attendent inquiètes, leur petit chat...

- Allons, les filles! dit Chouchou, il est l'heure d'aller au lit... Demain c'est Noël... Je vous promets une belle surprise !

Et Audrey et Elisabeth, le coeur gros, grimpent dans leur lit !

Pendant ce temps, Oliver cherche toujours son chemin. Il rencontre un oiseau. Il ne pense pas à l'attraper. L'oiseau est si heureux qu'il propose au chaton de lui montrer le chemin de la maison... Ouf ! La fenêtre de la véranda est restée ouverte ! Vite, le petit chat rentre dans sa maison... épuisé, il s'endort sous le sapin.

C'est là qu'Audrey et Elisabeth le trouvent le matin de Noël... Jamais, jamais, elles n'ont eu un si beau cadeau de Noël !










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Lun 25 Déc - 11:03

L'historiette du jour :
Conte chaurien : le miracle de Noël
(La Dépêche)
Francis Falcou, notre historien local, a puisé dans les contes de son professeur de lettres Jean Carles pour nous narrer un joli conte de Noël chaurien.
Il faisait froid, en cette nuit de fin décembre 1795. Après avoir soigné les bêtes et rapidement mangé son millas, Pierre-Joseph, le berger de la ferme de l'Hôpital, et sa jeune femme Maria sont montés en ville pour apporter à M.Borrel-Dat, en vue de la fête, leurs plus beaux fromages.

Lire la suite de l'historiette:
En retour, ils reçoivent deux miches de pain blanc et un gros sachet de sel, cadeau de grand prix car alors, à la campagne, on est payé en nature, en grains, et on ne peut acheter le sel qu'en monnaie trébuchante. Tout de suite avisée, la maîtresse de maison est venue embrasser Maria. Elle l'aide discrètement depuis qu'au printemps dernier, elle a donné le jour à trois petits, mais le dernier venu au monde n'a vécu que trois jours. Aussi, quand Maria allaite ses deux poupons, elle revoit la triste image du petit ange rejoignant le ciel. La maîtresse de maison offre également à Maria un joli paquet de gâteaux, spécialités d'un nouveau pâtissier installé en ville, venant de Suisse.

La joie au cœur, les braves paysans redescendent vers l'ancienne porte Saint-Antoine, qui jouxte Notre-Dame de Pitié. On n'est plus qu'à quelques pas de l'hôpital quand une ombre surgit des fourrés, très souple, va à la porte, tire la clochette et s'enfuit. Pierre-Joseph, déjà à la porte, se trouve face au concierge. Le brave homme a soulevé le fardeau qui gémit : «Encore un petit abandonné, et par un froid pareil !» Dans la loge où rougeoie un bon feu, le petit a repris des couleurs. Lizia, l'Italienne, employée à la cuisine, malgré son grand âge, apporte une «fiolette» de lait tiède. L'aumônier, survenu, détache du pauvre vêtement de l'enfant une feuille écrite : «Respectables citoyens, accueillez avec bonté l'intéressante créature que le malheur confie à vos soins».
Lizia donne goutte à goutte le lait tiède et s'émerveille. «Qu'il est beau !». Elle regarde Maria, qui se tourne vers Pierre-Joseph : «Nous le garderons. Je l'élèverai avec les miens, nous l'appellerons Noël, ce sera mon petit troisième que le ciel me rend».

(selon les contes de Jean Carles)
Francis Falcou











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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Mar 26 Déc - 7:32

L'historiette du jour :
Promenade de Subtropiko

Citrons, citrons, citrons. Pourquoi y penser, tout à coup ? Évocation bizarre. Citrons, oranges, fête ? Mais laquelle ? Ah oui, le bal... Cucendron, alias Cendrillon, et ses demi-sœurs !
— Elle leur fit part des oranges et des citrons que le Prince lui avait donnés, ce qui les étonna fort, car elles ne la connaissaient point.

Lire la suite de l'historiette:
Pour me faire la lecture, Mamie portait des lunettes pailletées, crénelées façon ailes de chauve-souris, s’envolant vers les tempes. Chez elle, pas de ce halo neigeux qui seyait si bien aux mères-grand des publicités, ni même de menu chignon. Ses boucles, œuvre d’un coiffeur cyclothymique, s’affichaient tantôt roses, tantôt azurées, tantôt lie-de-vin.

Pas non plus de poitrine-édredon où se blottir ; elle était aussi plate qu’une porte de penderie. Mais elle me racontait Cendrillon, La Belle au Bois Dormant et Le Chat Botté en version Charles Perrault illustré par Gustave Doré et non en « gélatine Walt Disney », qu’elle m’interdisait !

— Elle s'allait mettre au coin de la cheminée, et s'asseoir dans les cendres, ce qui faisait qu'on l'appelait communément dans le logis Cucendron.
— Cu... comme un cul, Mamie ?
— Mais oui. Le mien n’est pas spectaculaire, en revanche le tien est glorieux. Il t’emmènera loin.

Mamie avait épousé un bel Oriental ténébreux à souhait, aux cils retroussés, peut-être rencontré au sein de l’université de Rennes, où elle enseignait le droit et les sciences politiques ? Je me demande si, à l’époque, dans le village où elle revenait tous les ans et où je passais mes vacances, on faisait la différence entre l’Irak, l’Iran, Babylone, Ninive et l’Inde ? En tout cas, on l’y surnommait « Mamie Maharajah », que ce soit à cause de son mari d’importation ou de son excentricité.

— Lis-moi encore, s’il te plaît. Reviens au début...
— La citrouille fut aussitôt changée en un beau carrosse tout doré. Ensuite elle alla regarder dans sa souricière, où elle trouva six souris toutes en vie.
— Qu’est-ce qu’on en faisait, d’habitude ?
— On les noyait, jeune idiote. À chaque souris qui sortait, elle donnait un coup de baguette, et la souris était aussitôt changée en un beau cheval ; ce qui fit un bel attelage de six chevaux, d'un beau gris de souris pommelé.

Je n’ai plus vingt-trois ans, mais huit. Comme je suis étendue sur les coussins de mon carrosse, je n’aperçois pas les chevaux pommelés, mais j’entends leurs sabots dans la nuit : poc, poc, poc... Je me souviens si bien de cet attelage, jailli de la citrouille et des pièges à rongeurs ! « Je vais voir, dit Cendrillon, s'il n'y a point quelque rat dans la ratière, nous en ferons un cocher ». Ce dernier « avait une des plus belles moustaches qu'on ait jamais vues », tout comme celui qui me conduit. Quant aux six lézards trouvés derrière l’arrosoir et métamorphosés en laquais revêtus d’une livrée éclatante, ils sont certainement juchés sur les marchepieds, à l’extérieur.

— Ses habits furent changés en des habits de drap d'or et d'argent tout chamarrés de pierreries ; elle lui donna ensuite une paire de pantoufles de verre, les plus jolies du monde.

Les plis de ma robe d’or sont craquants et scintillants ; côté pantoufle de verre, j’ai dû la perdre un peu avant minuit. Cependant, Mamie Maharajah ne me fiche jamais la paix :
— Fais un effort d’imagination. Qui préfères-tu être ? Cendrillon, qui est toujours « bonne fille », un peu gnan-gnan ? Peau-d’âne, qui est beaucoup plus culottée ? Le Petit Poucet ? Tu sais, on peut mélanger deux ou trois contes ! Tiens, ma Cucendron, on va te faire arriver en plein chez la Belle au Bois Dormant, ça te convient ?

Mamie Maharajah, reine de l’avatar et de la Second Life, bien avant que cette dernière ne fasse son apparition sur les écrans !

— Si tu veux, Mamie. Commence après la naissance et la prophétie, on sait qu’elle se perce la main avec un fuseau...
— C’est fait. Elle est tombée. « On vient de tous côtés, on jette de l'eau au visage de la Princesse, on la délace, on lui frappe dans les mains, on lui frotte les tempes avec de l'eau de la reine de Hongrie, mais rien ne la faisait revenir ».
— Oui, j’entends bien tout ça. On me dit « Revenez, ne vous endormez pas ! ».
— « Au bout de cent ans, le Fils du Roi qui régnait alors, et qui était d'une autre famille que la Princesse endormie, étant allé à la chasse de ce côté-là... » Tu remarqueras que le prince « est d’une autre famille » ; pas comme dans Peau-d’âne, beaucoup plus audacieux et amusant, où le père prétend épouser sa fille.
— Elle est d’accord, dans l’histoire ?
— Parfaitement, en tout cas au début. Ensuite, elle s’enfuit dans un cabriolet attelé d’un gros mouton. Revenons à nos moutons, enfin, à notre prince. « Tout ce qu'il vit d'abord était capable de le glacer de crainte : c'était un silence affreux, l'image de la mort s'y présentait partout, et ce n'était que des corps étendus d'hommes et d'animaux, qui paraissaient morts ».

Je compatis à cette vision, pourtant je traîne encore dans Cendrillon. J’ai dû perdre non seulement une pantoufle de verre, mais les deux. Je voudrais vérifier, je ne sens plus mon pied. J’essaie de tâtonner avec l’autre, au bout de ma robe, sous le jupon doré. Je ne trouve ni pantoufle ni pied. Ce doit être une blague de ma fée marraine. Mon carrosse ralentit.

Citrons, oranges, pourquoi ? Je cherche encore. Noël à l’ancienne, où l’on offre une précieuse orange aux enfants ? Non, il fait si chaud... Fête du citron à Menton ? C’était avant. Carnaval de Nice ? Nissa la bella ! Citrons. Couleurs. Fusées. Fête. 14 juillet. Promenade. Promenade des Anglais.

— Ouvre grand, dit le rat-cocher aux belles moustaches à un agile lézard-laquais.
— Laisse la couverture de survie. Attention à la perfusion. On y retourne.

Je ne crois pas que j’entendrai sonner minuit.










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Mer 27 Déc - 8:08

L'historiette du jour :
Mon plus beau Noël de Image de Hermann Sboniek

Il y a bientôt deux heures que nous sommes cachés derrière le mur d’enceinte du square Mère Teresa. Nous profitons de l’abri d’une petite haie de buis pour être quasiment invisibles. Dans la nuit noire, un réverbère isolé diffuse une lumière tamisée. Un léger brouillard enveloppe les maisons environnantes. Il n’y a pas un bruit. Quelques flocons épars flottent dans l’air avant de se poser délicatement sur le sol gelé.
Je m’appelle Mattéo et j’ai dix ans, c’est la première fois que Papa m’emmène avec lui à l’affût.

Lire la suite de l'historiette:
— Comment ça va fiston, pas trop froid ?
— Non, tout va bien. Tu crois qu’on va en voir un ?
— On n’est jamais sûr de rien, mais c’est la saison et j’en ai déjà vu au bout de cette rue.
— Ce serait extraordinaire.
— D’habitude, c’est l’heure à laquelle ils sortent.
Je regarde mon père scruter l’obscurité, j’observe ses grosses mains velues, je sens la force se dégager de son corps. Je me blottis encore un peu plus contre lui. Soudain il murmure :
— Chuuttt, j’entends un bruit.
Instinctivement, nous nous recroquevillons, je retiens ma respiration, les yeux rivés dans la direction qu’il me désigne en tendant l’index.
— Regarde ! Une ombre se déplace.
— Je ne vois rien !
— Tiens, prends ces jumelles.
Calmement, j’approche l’appareil de mes yeux, je règle l’écartement et tourne la molette de la mise au point. Après un court instant, la masse diffuse s’approchant de la lumière devient enfin nette. Je distingue parfaitement les formes et les couleurs : un vieux monsieur barbu, coiffé d’un bonnet et tout de rouge vêtu, juché sur un traîneau tiré par quatre rennes fumants. Il est là !
— Plus un bruit ! chuchote mon père à mon oreille.
— Il est magnifique
— Oui, il semble énorme.
— Tu crois que tu peux l’avoir ?
— Oui, si il se rapproche encore un peu...
Le père Noël est maintenant arrêté en pleine lumière. Il tient fermement les rênes de son attelage tout en observant autour de lui. La tête relevée, il hume l’air environnant. Grâce au fort grossissement, je peux voir ses narines tressaillir. Sous son bonnet rouge, ses petits yeux malicieux se déplacent par à-coups entre ses paupières. Sans crier gare, il lance son cri :
— Ho ! Ho ! Ho !
Puis il éclate de rire tout en lissant sa barbe blanche.
— Dis Papa, tu penses qu’il nous a vus ?
— Je ne crois pas, sinon il aurait déjà détalé.
— Tu crois qu’il est assez près ?
— Oui, on va essayer.
Papa se saisit alors tout doucement de sa carabine et enlève les protections de la lunette de visée. Toujours au ralenti, il épaule et met en joue le bonhomme en rouge. Il prend une grande inspiration et approche son œil de l’oculaire quand il sent ma main agrippée au bout de sa manche. Je donne des petits coups secs tout en l’implorant du regard. Le miracle de la complicité unissant un père à son fils dans de tels moments opère instantanément, il lit dans mon regard, aucun mot n’est nécessaire. Il repose son arme, me place devant lui et avec des gestes lents, il installe la carabine entre mes mains.
— Tu vas voir, ce n’est pas difficile
Je tremble d’excitation, Papa m’enveloppe de ses bras, sa bouche tout contre mon oreille, il murmure ses instructions.
— Calme-toi. Respire profondément... Voilà, c’est bien. Ta main gauche sous le fût... Ta joue contre la crosse... Et maintenant tu poses ton index droit sur le pontet... Non, pas encore sur la détente. Ne bouge plus.
Je vois le gaillard joufflu et barbu en gros plan à travers les lentilles. Soudain, il disparaît de mon champ de vision. Je jette un coup d’œil inquiet à mon père.
— Je crois que c’est ton jour de chance fiston, il va pisser. Chez ces vieux mâles, ça leur prend toujours au moins cinq minutes. Ils ont tous la prostate en compote. Tu vas pouvoir l’ajuster tranquillement.
Le père Noël descend de son traîneau. Les deux pouces passés dans son ceinturon, il inspecte les alentours. Satisfait, il relève son manteau et déboutonne sa braguette. Il nous fait face, sans se douter de rien.
Papa replace ma joue contre la crosse.
— Prends ton temps, il ne va pas bouger.
— Je tire où ?
— Pas dans la tête, ça va l’abîmer. Vise plutôt le cœur, quinze centimètres en dessous de sa clavicule gauche.
La silhouette dans le viseur est énorme, la carabine en appui sur le muret ne bouge pratiquement pas. J’amène la croix graduée à l’endroit indiqué.
— Je crois que j’y suis Papa.
— Fais glisser délicatement ton doigt sur la gâchette.
— Ça y est.
— Si tu es sûr d’avoir bien visé, tu presses la détente sans à-coups.
La détonation est fracassante, l’arme fait un bond dans mes bras et pendant un court instant, je ne vois plus rien. Les rennes détalent, et leur propriétaire reste seul sous le lampadaire. Tout d’abord, j’ai cru l’avoir manqué. Il est toujours droit sur ses jambes, il fait un pas en avant et semble chercher son équilibre. Quand il tente de bouger son autre jambe, ses genoux se dérobent et il tombe face contre sol.
— Bravo fiston, je crois que tu l’as eu !
Tout en courant vers la dépouille, je savoure mon triomphe sous le regard rempli de fierté de mon père.
— Bravo Mattéo, c’est un mâle d’au moins 120 kilos. C’est un vrai père Noël sauvage, pas comme ces saloperies d’élevage qu’on voit tourner autour des galeries Lafayette. Je vais aller chercher le 4X4 pour le ramener à la maison.
C’était il y a soixante-quinze ans. Maintenant, je suis au crépuscule de ma vie et je repense toujours à cette nuit avec émotion. Ce fut sans doute mon plus beau Noël. Depuis, les choses ont bien changé, la chasse au père Noël a été totalement interdite l’année de mes onze ans. Papa a rangé sa carabine dans une armoire fermée à clef et il ne l’a plus jamais ressortie. Nous avons de temps en temps évoqué cette nuit magique, mais toujours entre nous. Qui voudrait croire des horreurs pareilles ?










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Jeu 28 Déc - 6:33

L'historiette du jour :
Esprits des connectés de Image de Véronique Rolland

« Et si on racontait des histoires qui font peur ? »
Pierrick, l’œil pétillant a lancé l’idée tel un défi. Il est minuit, nous ne sommes que cinq gamins autour du feu. Pauline, la petite blonde dont c’est le premier camp, Luka et Manon, les jumeaux et moi, Camille, l’accro aux jeux vidéo. Pierrick propose de commencer. Les filles s’agglutinent pour écouter le grand échalas aux cheveux cuivrés.

Lire la suite de l'historiette:
« Savez-vous que la vieille baraque au fond du domaine est hantée ? » Un frémissement parcourt les échines « Le gardien et sa famille habitait là. Ils ont disparu...» J’écoute d’une oreille discrète en tapotant frénétiquement sur mon téléphone portable. Pierrick laisse infuser l’information avant d’ajouter « ... c’était juste après le drame ! » Je suis à deux doigts d’un nouveau record sur le jeu débile que je viens de télécharger. Manon demande d’une voix chancelante : « Les monos, ils sont au courant ? »

Pierrick jubile et force un peu le ton : « Ils n’y sont jamais allés, mais ils savent qu’il y a des fantômes... » C’est certain, Pierrick maîtrise l’exercice. « Tout a commencé une nuit d’été comme celle-ci. La télévision s’est allumée toute seule... comme ça... paf... le volume au max. » En claquant des mains il m’a fait sursauter, l’andouille. « Puis les appareils ménagers se sont animés les uns après les autres. » Sans interrompre ma partie je lance spontanément : « Il fallait couper le courant ! »

Mais Pierrick ne se laisse pas déstabiliser : « Ils l’ont fait... mais les objets déconnectés ont pris le relais. La webcam, les mp4, tous les trucs sans fil... ils se sont mis en marche tous seuls... Les téléphones ont sonné en même temps affichant des messages étranges. Terrorisée, la famille a tenté de fuir. Mais quand les enfants se sont réfugiés dans la voiture, elle a démarrée à son tour fauchant mortellement leur mère. Dans la forêt, les flics ont retrouvé la bagnole... mais pas les enfants ! Le gardien ne s’en est jamais remis car... »

« JE LES AI TOUS TUÉS ! »

Exulté-je avec frénésie. En levant les yeux de mon écran je sombre dans les regards terrifiés des jumeaux. Pauline, bouche bée, me dévisage avec stupeur.

« Hey ! J’ai juste gagné !... Le jeu... Les fantômes...Tous butés ! »

Devant l’irritation de Pierrick, je me résigne à couper le portable. Mais alors qu’il reprend son récit, mon mobile se rallume. Je m’excuse en appuyant de nouveau sur le bouton stop quand soudain mon visage apparaît à l’écran. Indifférente à mes tentatives pour l’arrêter, la camera arrière s’enclenche à son tour dévoilant les mines décomposées des autres gamins, leurs téléphones vibrant à la main. Quelque chose vient de lancer le jeu sur chacun des appareils. Une complainte machiavélique accompagne les lettres qui s’égrènent simultanément sur nos cinq écrans :

« Et si on jouait à des jeux qui font peur ? »










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Ven 29 Déc - 7:19

L'historiette du jour :
Ils sont là de Charles

Grégoire n’était jamais là. Enfin, si, physiquement il était là mais on voyait bien qu’il était ailleurs. Je ne sais pas si vous me comprenez. Il semblait veiller en permanence sur un univers parallèle qu’il gardait farouchement.
Ce jour-là, cela faisait tout juste 3 mois que nous partagions le même bureau, il s’était enfin livré : Grégoire communique avec les extraterrestres. Bon, on comprend qu’il n’en parle pas facilement... déjà qu’il a l’air un peu « space ». Je vous rassure, il ne voit pas de petits hommes verts. Il m’a dit juste percevoir des sons ou parfois seulement des vibrations qui ne sont pas d’origine terrestre.

Lire la suite de l'historiette:
— Et comment tu sais que ce n’est pas d’origine terrestre ?
— Je le sais. C’est comme ça. J’en suis absolument convaincu.
— Tu es un peu comme Jeanne d’Arc alors ?
— Je ne sais pas si Jeanne d’Arc communiquait avec les extraterrestres. En tous cas, mes vibrations ne m’ont jamais demandé de bouter personne...
Il se figea brusquement. Raides comme des piquets, ses bras étaient écartés et ses mains vibraient légèrement. Alors que je le regardais stupéfait, il fit entendre une petite voix étouffée tout en opinant de la tête.
— Ils sont là. Tu vois que je ne raconte pas d’histoire.
Je ne savais pas trop quoi lui répondre. J’ai finalement décidé de faire comme s’il était mon petit fils.
— Oui Grégoire, je vois, c’est extraordinaire, ils doivent venir de très loin.
A ces mots, il retrouva son état normal. Son visage s’assombrit et il prit un air agacé.
— Comment tu le sais ?
— Comment je sais quoi ?
— Et bien, qu’ils viennent de très loin.
— C’est bien connu, les extraterrestres viennent toujours de très loin.
Grégoire ferma la porte et me regarda un peu comme quand, petit, me regardait ma grand-mère quand j’avais fait une bêtise.
— N’essaie pas de jouer au plus fin avec moi. Cela fait longtemps que je t’observe, figure toi. Ces vibrations cosmiques, je ne les sens que depuis 3 mois.
La sueur me vint tout à coup au front. Il me fallait de l’air et me dirigeais vers la fenêtre pour l’ouvrir mais Grégoire me barra la route.
— Tu ne crois tout de même pas que tu vas pouvoir t’en aller comme ça ?
Totalement désemparé, je décidais tout de même de garder mon calme. Heureusement, mon portable se mit à sonner, c’était ma sœur.
— Salut Inès, tu tombes bien, je voulais justement...
Sans me laisser le temps de poursuivre, Grégoire m’arracha rageusement le téléphone des mains.
— Vous aussi vous êtes des leurs ?
— Euh, je ne sais pas qui vous êtes ni ce que vous voulez dire, vous pouvez me repasser mon frère, c’est très important, notre père a eu un malaise.
Un étrange sourire se dessinait maintenant sur le visage de mon collègue qui me repoussa alors que j’essayais de récupérer mon téléphone.
— Tiens tiens... Votre frère s’est absenté, je lui transmettrai le message.
Inès n’était pas femme à se livrer à n’importe qui, d’autant plus que l’affaire était délicate mais son mystérieux interlocuteur ne semblait pas disposé à lâcher l’appareil. Aussi, elle se décida pour un message crypté.
— Eh bien, dites-lui que l’enfant qui n’a pas pu être a été retrouvé, il comprendra.
Le visage de Grégoire était maintenant écarlate. Il posa l’appareil sur son bureau et se dirigea vers la fenêtre pour l’ouvrir mais cette fois, c’est moi qui l’en empêchai. 30 secondes plus tard, il était allongé sur le sol. Je m’asseyais sur une chaise pour reprendre mes esprits. Inès était toujours en ligne.
— L’oiseau est maîtrisé. Il était coriace celui-là. Il faut que je fasse attention tout de même. Je vais finir par me faire repérer avec tous ces cadavres.










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Sam 30 Déc - 6:10

L'historiette du jour :
Illusion Cathodique de Serge Debono

Quand j'étais enfant, la Guerre Froide ne m'effrayait pas, car j'étais certain que Goldorak viendrait pour nous sauver. Sérieusement, ils auraient fait quoi les G. I’s ou l'Armée Rouge contre une paire de Fulgure aux poings ?
Quand j'étais enfant, la fin du monde ne m'effrayait pas non plus, car si Doc Brown avait bricolé une Doloréane en machine à remonter le temps, nos gouvernements pouvaient bien faire la même chose avec leurs Boeing et leurs fusées. Dans le pire des cas, on montait tous sur l'Enterprise avec Spok et le Capitaine Kirk, et tchao l'Apocalypse !

Lire la suite de l'historiette:
Quand j'étais enfant, je n'avais pas peur des fantômes, car je savais que s'ils investissaient ma demeure il s'agirait d'imposteurs, et Scoubidou et sa bande débouleraient dans leur Combi Wolkswagen pour les démasquer en leurs faisant péter les plombs à l'aide de stratagèmes bigrement tordus et de Sandwichs douze étages. Au pire, s'il s'agissait de vrais fantômes, je n'aurais qu'à faire appel aux mecs de Ghostbusters. Un coup d'aspirateur, et hop !

Quand j'étais enfant je ne craignais pas qu'un extraterrestre débarque chez moi, car je savais qu'il serait pacifiste et dénué de l'esprit colon dont nous sommes dotés. On aurait fait des ballades à vélo dans le ciel... Il aurait eu une grosse tête, de grands yeux, un long cou, une lumière rouge brillant à travers l'abdomen, et le besoin urgent de passer un coup de fil à la maison...

Quand j'étais enfant, je ne craignais pas non plus qu'une bande de petits monstres hideux n'envahisse ma maison, semant le chaos dans chaque pièce où ils passent, piétinant mes peluches, démembrant mon Big Jim, vidant le frigo et le bar de mon père... Bref, mettant une pagaille qui aurait fait passer Beyrouth pour un goûter d'anniversaire ! Parce que moi, jamais au grand jamais je n'aurais nourri le Mogwai après minuit ! Fallait écouter le vieux Chinois, bordel ! Bon, en cas de problème, il reste toujours le micro-ondes...

Quand j'étais enfant, je n'avais pas peur de la Police, car s'il y avait des Starsky et Hutch et des Axel Foley dans mon poste de télé, je me disais qu'il devait y en avoir aussi dans les rues de ma ville...

Quand j'étais enfant, je n'avais pas peur d'être pauvre, car comme le disait Charles Ingalls dans La petite maison dans la prairie, la richesse la plus importante est celle qu'on a dans le cœur... Mais si ! Caroline... euh, enfin je veux dire ma mère, n'aurait qu'à rallonger la soupe tandis que Charles... euh, je veux dire mon père, s'en irait couper du bois de l'aurore jusqu'au crépuscule, sans trop qu'on sache pourquoi... En tout cas, une fois sa muscu terminée, il n'oublierait pas de rentrer à temps pour nous jouer des airs de violon, pour nous endormir... et couvrir les gargouillis de nos ventres...

Je suis de cette génération qui a rêvé qu'un jour elle irait travailler en vaisseau spatial, un sabre laser au côté... Au final, à part une certaine déshumanisation de notre société, les téléphones portables de Star Trek, et un R2 D2 qui se casse toujours la gueule dans les escaliers...

Je suis de cette génération qui pensait que voir Eddie Murphy et Yannick Noah sur les couvertures de magazine, ça signifiait la fin des préjugés et du racisme primaire... Au final, à part l'épisode Obama, on préfère toujours voir un noir swinguer derrière un micro, ou courir pour gagner des médailles...Ah ! Oui, ils nous font bien rire aussi... euh comme avant en fait...

Je suis de cette génération qui pensait que Coluche finirait bien par être élu un jour Président des Français, pendant que Michael Jackson poserait sa couronne sur l'Amérique pour en faire un gigantesque Disneyland multiraciale, funky et rock'n'roll, avec plein d'enfants partout... et puis des fleurs... et des animaux aussi... et...
Eh toi ! Oui, toi, la télé des années 80 ! Viens par ici. Dis-moi, tu t'es bien foutu de ma gueule en fait ! Tu sais où tu peux te les mettre tes Fulgures aux poings ?!












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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Dim 31 Déc - 7:36

L'historiette du jour :
Un Noël d'exception de Sourire

Pierrick vient d’effeuiller la dernière fenêtre du calendrier de l’Avent. La vingt-quatrième. Il avale la friandise nichée dans l’encoche, un ourson en chocolat blanc, légèrement écœuré mais fin prêt pour passer un Noël d’exception.
Chaque année, le Bonhomme descend par la cheminée le soir du vingt-quatre décembre, se faufile jusqu’à la chambre de l’enfant et dépose les cadeaux devant la crèche qui jouxte son petit lit éclairé d’un halo bleuté.

Lire la suite de l'historiette:
A la fin du dîner, il entendra les trois coups frappés à la porte du salon, dos au mur il longera le couloir et, arrivé dans son antre, découvrira ses présents. Un instant magique. Un voile de sueur illumine son front dès qu’il y pense.
Ce soir, il espère un vélo rouge, inquiet de savoir comment la hotte pourra le contenir sans déborder, en pièces détachées peut-être.
La fête bat son plein. Sa famille est réunie autour d’un sapin enluminé de guirlandes dorées. Maman a décliné la gamme des jaune et or pour décorer la salle à manger où déjà s’installent ses grands-parents, ses cousines et tante Agathe, seule puisque Tonton est en déplacement à l’autre bout du monde.
Le repas n’en finit pas. Pierrick n’a pas faim et du haut de ses huit ans ne comprend pas le plaisir des grands à s’empiffrer des heures durant, plantés sur une chaise raide, quand tant d’autres loisirs se dessinent à portée de main. Tel le chaton Réglisse, lové sur son coussin, qui lui fait les yeux doux dans l’espoir d’un câlin.
Le saumon fumé est englouti que déjà l’enfant se trémousse sur son siège sous l’œil noir de son père. Il s’amuse avec les étoiles d’or qui ornent le chemin de table, devenant tour à tour cheval fringant ou bolide de course.
Le temps passant permet au chapon de faire une entrée glorieuse. Mais la volaille empêtrée dans ses pattes bottées de dentelle le laisse exsangue. Il ne peut rien avaler, en mâchouille une bouchée et chipote quelques marrons qu’il réduit en charpie. Il pousse le monticule au bord de l’assiette blanche. Quelques grains sont tombés sur la nappe damassée, il les cache sous la porcelaine.
A l’arrivée de la bûche pralinée, sa préférée, il reprend des couleurs, abandonne les étoiles et entame sa part de gâteau, une bouchée qu’il enfourne avec entrain. Il croque le traîneau en meringue lorsqu’un vacarme le fait sursauter qui ne ressemble en rien aux traditionnels coups annonçant le père Noël. Plutôt un fracas, comme une chute. Les invités s’observent, bouche bée et cuillères en suspension, les cousines barbouillées de crème, tante Agathe en apnée.
Alors Papa repose la bouteille de champagne dont il vient de faire sauter le bouchon. Il ôte la serviette en plastron et se précipite vers la chambre d’où vient le raffut.
Maman, tremblante, retient l’enfant – non, Pierrick, n’y va pas, ce ne peut être le père Noël, il n’est pas si bruyant d’habitude !
L’enfant sent monter les larmes tandis que sa gorge se noue, dépité de voir sa fête gâchée après tant d’efforts pour supporter l’interminable repas. L’attente d’une année à décompter les jours se solde par une catastrophe. Un tremblement de terre, un ouragan peut-être, il en a vu les ravages à la télévision. Ce n’est pas juste.
Papa passe la tête par l’encadrement et les informe de la situation.
Le père Noël s’est fait une entorse en installant le vélo, son pied a heurté le guéridon qui accueille la crèche. Il s’est étalé de tout son long, se coinçant la cheville entre les lattes du sommier. Il faut mettre de la glace et rester étendu quinze jours sans bouger. Papa est ambulancier, il sait ce qu’il dit.
Maman vide le seau à champagne de ses glaçons et donne les premiers soins au blessé. La petite pièce se transforme en hôpital de campagne.
Pierrick est soulagé, le vélo a été sauvé. Et il est rouge.
Selon les prescriptions de la faculté, le père Noël, drapé dans sa houppelande vermillon bordée d’hermine, se repose dans la chambre de Pierrick durant deux semaines. Veillé par l’enfant qui dort sur un lit de camp à côté de lui.
Ses copains ne voudront jamais le croire.
C’est pourtant le plus beau Noël de toute sa vie, un Noël d’exception.










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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Lun 1 Jan - 10:35

L'historiette du jour :
L'histoire de la Nouvelle Année (conte de Chine)

Dans un grand nombre de pays, les jours fériés se passent pendant les jours les plus sombres, au plus froid de l’hiver. En Asie, vivent toutes sortes de gens qui célèbrent toutes sortes de fêtes. Chaque groupe a ses traditions et ses histoires mais il existe cependant une fête que tout le monde fête et c’est le Nouvel An Lunaire que nous appelons le Nouvel An chinois. Cette fête tombe toujours entre la mi-janvier et la mi-février. Chaque habitant place des papiers rouges sang autour de sa porte d'entrée. Sur ceux-ci sont écrits d’une belle écriture des tas de bons vœux pour le Nouvel An. En plus, à l’aube, les habitants font exploser des pétards. Cette histoire est une des histoires qui explique pourquoi les gens font ces choses.

Lire la suite de l'historiette:
Il y a bien longtemps, quand des dragons puissants vivaient sur la terre et dans les mers, personne à Taiwan ne célébrait le nouvel an lunaire. Même dans un certain village, ce jour était le plus mauvais jour de l'année parce qu’un habitant avait tué un dragon des mers. Tout le monde sait que c’est une chose terriblement malheureuse à faire car le fantôme du dragon revenait hanter le village chaque année à l'aube du nouvel an.

Lorsqu’il apparaissait, il secouait son horrible tête et hurlait : « J'ai faim. Donnez-moi un fils premier-né à manger! »
- « Non! non! Nous ne ferons pas ça !" répondirent les villageois en pleurs."Nous ne vous donnerons pas d'enfant à manger!"
- "Alors je vous tuerai tous!" Et le fantôme de dragon soufflant son haleine puante et chaude en direction du village. La fumée s’insinuait partout et les villages commençaient à tousser. Certains perdaient même connaissance. Le plus sage du village se rendant compte que le fantôme de dragon pourrait facilement les faire tous mourir, décida à contre-cœur de donner un enfant nouveau-né afin de sauver le reste du village. Il espérait qu’avec cette offrande, jamais plus le fantôme du dragon ne reviendrait. Mais année après année, le fantôme de dragon revenait et année après année, une famille devait sacrifier son fils premier-né pour satisfaire la voracité de l’animal.

Une année, c’était au tour de la jeune Veuve Teng de sacrifier son seul enfant, un beau garçon qui allait avoir cinq ans.

Comme le voulait la tradition, quatre jours avant le nouvel an lunaire, le prêtre Taoïste quittait le temple et s’en allait à travers le village jusqu’à la maison de l’infortunée qui devait sacrifier son premier enfant. Comme il marchait en direction de la crique, là où se trouvait la maison de la Veuve Teng, tous les villageois se demandaient avec hésitation, "Où va-t-il cette année ?"
"Chez la Veuve Teng." dit une femme
"Oh non pas chez elle. C'est son seul enfant !" s’écria une autre.

Les voisins de la Veuve Teng s’étaient rassembles tout autour de la maison. Ils s’attendaient à entendre des cris de douleur au moment où elle apprendrait la terrible nouvelle. Mais rien. Aucun son ne parvenait de sa petite maison. Lorsque le prêtre est reparti, ils se sont précipités pour voir ce qui se passait. Ils la trouvèrent assise dans sa cuisine.

- "Le prêtre ne vous a pas dit les nouvelles ?"
- "Oui, il m'a dit," a répondu la veuve calmement.
- "Mais pourquoi ne pleurez-vous pas ?"
- "Parce que je n'ai pas de temps pour pleurer" leur dit la Veuve Teng. " Je pense à une façon de rouler le fantôme de dragon. Il n'aura pas mon fils."

Pendant trois jours et trois nuits, elle a arpenté le sol essayant d’échafauder un plan. De temps en temps, elle faisait une pause et regardait son fils qui joutait dans la cour. Elle priait aussi à l’autel de ses ancêtres et à tous les dieux dont elle connaissait les noms. Lorsque son fils s’endormait, elle s’asseyait à côté de lui et lui caressait doucement le visage qui ressemblait tellement à ce lui de son père. Elle alla même consulter la diseuse de bonne aventure, les prêtres et chacun dans le village. Mais personne ne savait que faire. La situation semblait désespérée.

Lasse de tant attendre, de tant marcher, de tant prier, elle s’endormit épuisée sur le sol devant l’autel des ancêtres de la famille. Son petit fils qui l'avait vue se dit qu’il ne devait absolument pas l’éveiller car elle rêvait peut-être et il ne voulait pas lui couper son rêve…

Bien lui en prit car effectivement sa mère rêvait. Parce qu’elle n’avait pas dormi durant trois jours, une masse de rêves lui venaient dans un ordre décousu. Elle voyait des dragons et des fantômes, la peur et la crainte, des enfants innocents et de la douleur, du sang et de grands bruits et puis de la joie le tout tourbillonnant dans sa tête.

Quelque heures avant l'aube, elle s’éveilla et doucement secoua sa tête encore douloureuse d’avoir tant rêvé. Et alors, le miracle se produisit. Les images décousues s’assemblèrent et elle su ce qu’il fallait faire.

Les dragons de son rêve avaient peur de deux choses : peur de la vue de sang et peur des bruits violents. Quand quelqu'un a peur, il s’enfuit en général en courant. Mon plan sera simple : Je mettrai le sang sur ma porte et je ferai tant de bruit que le fantôme du dragon sera effrayé et partira en courant…"

"Du sang ... je suis si pauvre que je n'ai pas même un poulet à tuer pour prendre son sang." Elle prit son couteau le plus pointu et se coupa au doigt, laissant gouttes à gouttes couler son sang sur un tissu jusqu'à ce que toutes les gouttes jointes ensemble recouvrent entièrement l’étoffe. Elle prit le tissu et l’accrocha à l'extérieur, sur sa porte.

Maintenant faire des bruits violents… Les pétards seraient le mieux mais je n'en ai pas. Je suis si pauvre que je ne pourrai pas en acheter et en plus, il n’y a aucun magasin ouvert aujourd’hui. Elle réfléchit et pensa aux bambous. Elle savait que lorsque des morceaux de bambou brûlent, ils se fendent dans un bruit épouvantable. Elle prit son couteau pointu elle s’en alla dans le froid afin de couper une douzaine de grands morceaux de bambou. Elle les plaça en pyramide devant sa porte juste au-dessous du tissu taché de sang. Ainsi disposés, ils brûleraient rapidement et éclateraient tous à la fois.

Quand devrais-je allumer le feu ? Juste à temps. Ni trop tôt, ni trop tard. Afin qu'il éclate dans le visage du fantôme de dragon. Elle alluma une petite torche et s'accroupit dans l’embrasure de la porte attendant l'aube et la venue du fantôme de dragon.

Elle a attendu et attendu. Il lui semblait tellement elle attendait que le soleil était gelé au-dessous de l'horizon et ne monterait pas aujourd’hui. Tout était calme, si calme que le seul bruit qu’elle entendait les coups de son cœur. Finalement la lune et des étoiles ont commencé à disparaître du ciel.

Faiblement, elle a entendu le hurlement du fantôme de dragon

"Etait-il temps d’allumer le feu ? Non, le fantôme de dragon était trop loin."

Chacun dans le village était tapi dans son lit sous les édredons et les couvertures. Personne ne dormait sachant que la Veuve Teng attendait le fantôme de dragon. Seul son fils dormait du sommeil d’un ange.

On entendit un hurlement. Le fantôme de dragon devait être en bas au centre du village. Il était temps pour elle d’allumer. La Veuve Teng prit sa lanterne, l’inclina vers la pyramide de bambou et l’enflamma.

Elle entendait la terre qui tremblait sous le poids du fantôme du dragon qui marchait vers sa petite maison. Il descendait à présent sa ruelle, il s’approchait…

Arrivé devant chez elle, le fantôme de dragon s'est arrêté devant la maison et voyant le linge taché de sang, s’est mis à hurler si fort que tous ses os ont tremblé. Au même moment, le feu de bambou a éclaté. Le fantôme du dragon terrifié par la vue de sang humain et les bambous qui éclataient s’est enfui en courant à travers le village.

Et la Veuve Teng ? Elle s’est assise et de grosses larmes se sont mises à couler.

Les gens du village sont accourus. Les cloches se sont mises à sonner et de tous les côtés, les gongs célébraient ce grand jour tandis que les pétards faisaient éclater la joie !

Et depuis ce jour, chaque année, dans chacun des villages, on met le sang des papiers rouges autour de leurs portes et on allume des pétards bruyants à l'aube et depuis lors, le fantôme de dragon n'est jamais revenu.











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Re: L'historiette du jour...

Message par Auzelles le Mer 3 Jan - 7:34

L'historiette du jour :
L'amertume du macaron de Fabienne BF

— Pourquoi tu n’as pas pris ceux au citron ? Tu sais bien que ce sont ceux que je préfère...
La petite note acide, le sucre et le croquant...
Lydie s’empiffre. Elle mord à pleines dents dans le macaron à la framboise.
— Relis celui d’avant.

Lire la suite de l'historiette:
Elle parle la bouche pleine. Ça craque, ça croque. Elle postillonne des miettes roses comme les paillettes d’un bonbon.
— Monsieur Joël Pouillard...
— Non, non, pas celui-là, celui juste avant...
Lydie ordonne. Josie exécute.
— Monsieur Pierre Cambardi...
— Oui c’est ça je préfère Cambardi, c’est un joli nom. Allez lis...
— Monsieur Pierre Cambardi a....
— Ça sonne comme des vacances en Corse, tu ne trouves pas ?
Elle s’essuie les lèvres, des confettis roses sales sont collés sur sa vieille bouche pincée couleur vermillon. Elle n’est pas très jolie, Lydie. Subitement ça saute aux yeux de Josie.
— Pouillard ce n’est pas beau, Pouillard bavard hagard cafard blafard... Cambardi, franchement, ça a plus d’allure, non ?
Quand elle relève la tête comme ça, Lydie ressemble à une vieille poule... une vieille cocotte. Et hop elle attrape un autre macaron, caramel beurre salé. C’est le seul. Et vas-y qu’elle le picore, l’engouffre sans même demander à Josie si elle en veut. Lydie ne demande jamais rien à sa sœur. Et encore moins si elle a envie de quelque-chose.
— Tu les as achetés à la pâtisserie de la place des Halles ? Tu sais bien que je préfère ceux de la rue piétonne, celle d’en haut surtout... en plus il n’a pas d’enfants... Pierre Cambardi n’a pas d’enfants... Pouillard, lui, en a une tripotée...
Lydie n’a jamais aimé les enfants. Ils font trop de bruit. Ils touchent à tout. Peut-être parce qu’elle n’en a jamais eus. Lydie ne supporte pas le désordre et tout ce qui la dérange. En plus, si elle avait des enfants, elle devrait partager ses macarons. Drôle d’idée : Lydie ne partage jamais rien.
— Comment peux-tu être sûre que ce Cambardi n’a pas d’enfants ?
— Relis, espèce de cruche, tu vois bien que le verbe est au singulier : monsieur Pierre Cambardi a le...
Josie n’a pas envie de relire. Elle connaît la suite par cœur. Tous les vendredis après-midi, c’est la même limonade : Lydie dépouille le carnet du jour, rubriques décès, en mangeant des macarons.
— Pouillard, lui, c’est bien marqué, lis, monsieur Joël Pouillard, ses enfants, ses petits-enfants... Tiens regarde la quatrième ligne, il a même des arrière-petits-enfants. Ça sent la smala qui passe ses vacances d’été en Bretagne. Famille nombreuse, famille heureuse.
Lydie persiffle. Il reste un macaron. A la vanille. Lydie n’aime pas la vanille. Elle trouve ça fade, triste et blanc.
— Pierre Cambardi a le chagrin de vous faire part du décès de son épouse... Tu vois il est tout seul !
Encore un. Un seul. Un dernier.
— Il est tout seul, je te dis. Je le préfère à Pouillard.
Josie se dit qu’elle mangerait bien le macaron blanc. Tout à coup il lui fait envie.
— L’enterrement a lieu mardi à Saint-Fiacre...
Elle pourrait peut-être se laisser tenter, après tout, elle ne mange jamais les macarons qu’elle achète pour Lydie.
— Tu m’y conduiras... on ne sait jamais après tout.
Ce n’est pas une question, Josie le sait bien, Lydie ne lui a jamais laissé le choix...
— Maman disait toujours que les veufs font les meilleurs maris...
Et elle prend le dernier macaron.











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